Le lycée sous le signe de l'arbre aux 1000 écus
 
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 [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]

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Dean Onwara
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MessageSujet: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Lun 8 Aoû - 19:17

Enfin ! Enfin sa chérie était de retour ! La voir là, sur la place, se dressant fièrement sur ses quatre roues, n’avait pas de prix. C’était un bonheur bien réel et Dean ressentait une immense joie rien qu’en la contemplant tel un gamin émerveillé par un magasin de sucreries. Car oui, Fordy n’était pas n’importe quelle voiture. C’était LA voiture. Celle que notre jeune homme n’échangerait pour rien au monde et pour laquelle il mourrait s’il le devait. Non seulement elle était belle et ressortait fortement dans les rues de Tokyo, mais en plus elle avait une valeur sentimentale bien profonde et prononcée.

Son père tenait un garage. Il aimait les voitures, les chérissant par-dessus tout. Il aimait récupérer les véhicules dont plus personne ne voulait, les retapaient à sa guise et de telle manière à ce qu’elles roulent à nouveau correctement. Un jour, alors que Dean devait avoir 16 ans, il vit cette beauté arriver dans le garage. Une Ford Galaxy 500. En ce jour, elle était sale. Très sale. La peinture noire s’écaillait, le capot était cabossé, la portière gauche était enfoncé, elle n’avait plus que deux jantes et n’avait plus de pare choc. Il était évident qu’elle avait connu des jours meilleurs, mais Dean étaient tombé sous le charme de cette voiture et se proposa à la remettre en marche, lui-même. Il bossa dessus pendant près de 10 mois. Tous les soirs en rentrant de cours, Dean était dans le garage à imaginer des choses diverses et variées afin d’embellir cette voiture.

Et maintenant, exactement 8 ans, notre jeune homme était à nouveau affairé autour de son véhicule, un chiffon lustrant en main. Avec de multiples gestes rapides, contrôlé et expert, il était entrain de lustré le noir immaculé de sa chérie. La carrosserie luisait sous les rayons du soleil. Se reculant d’un pas, Dean vaporisa un peu de produit nettoyant et astiqua encore rapidement le pare choc de sa voiture avant de se reculer en soupirant de contentement. Le visage radieux, il contempla le résultat et ne ressentait maintenant qu’une seule et unique envie : celle de sauter dedans et de partir loin, au volant de cette merveille.

D’ailleurs, c’est ce qu’il allait faire maintenant, tout de suite. Il se passa le dos de sa main sur le front et contourna son véhicule afin de remettre le produit dans le coffre, avant de se dire qu’il devrait quand même se changer, car son t-shirt n’était pas ce qu’on pouvait appeler « propre », s’il voulait aller en ville boire un coup. Ainsi, il se détourna donc de sa voiture et … tomba nez à nez avec une jeune femme qui l’observait. La reconnaissant, Dean esquissa un sourire.

« Miku » il s’inclina légèrement vers l’avant puis se redressa, reportant son attention sur elle « ça fait longtemps que tu es là ? »

Non pas qu’il n’aimait pas sa présence, bien au contraire, c’était juste que ça le gênait un minimum que quelqu’un l’observe alors qu’il s’affaire à enlever des tâches inexistante sur une carrosserie déjà impeccable …


Dernière édition par Dean Onwara le Sam 24 Déc - 14:47, édité 1 fois
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Ven 12 Aoû - 10:06

Pourquoi personne ne voulait l'accompagner ? Si Miku était quelqu'un de susceptible, elle aurait certainement mal pris cette rafale de refus... Était-elle barbante ? Ou alors envahissante ? Voir trop pipelette ? La jeune femme n'en savait strictement rien, même si au fond de sa petite tête, elle se doutait bien que le thème de la ballade n'enchantait personne... Franchement, qui voulait aller voir une exposition de poteries ? Hormis elle et les quelques vieux débris qui seront présents faute d'occupation ? Personne bien évidemment. Seulement, la japonaise avait travaillé sur certains chantiers permettant la découverte de certaines pièces qui seront exposées... Alors rien que pour cela, elle souhaitait s'y rendre. Mais voilà, personne ne voulait venir avec elle. Miku pouvait bien sûr y aller toute seule... Si seulement elle avait un sens de l'orientation efficace. En effet, la jeune femme n'était pas capable de se tenir à un plan et se débrouillait toujours pour se perdre... ce qui la conduisait bien rapidement à la panique. On ne se refaisait pas, car même si la Japonaise connaissait ses faiblesses dans le domaine, elle restait paralysée rien qu'à l'idée de devoir prendre la route toute seule dans un endroit qu'elle ne connaissait pas.

Résignée, la jeune femme décida qu'elle pourrait continuer à vivre normalement sans voir cette exposition. Il restait évidemment le bus, mais elle ne connaissait même pas les horaires et si ces derniers se rendaient bien là où elle voulait aller. Enfin, elle pouvait toujours prendre un taxi, mais Miku préférait plutôt se résigner que de perdre trop d'argent dans cette expédition.

La japonaise était donc bien partie pour abandonner si seulement elle n'avait pas vu l'infirmier sur le parking en train de faire elle ne savait trop quoi... Nettoyer sa voiture sans doute. Prenant ses jambes à son cou pour essayer de l'attraper avant que ce dernier ne se volatilise, car il était très fort pour cela, Miku dévala les escaliers du bâtiment Showa. Le parking n'était heureusement pas très loin et ses petites jambes purent la mener jusqu'au bout sans la tuer, car faire un peu de sport n'était pas souvent au programme de la jeune femme.

Reprenant son souffle plusieurs mètres derrière Dean, qui ne l'avait pas remarqué, Miku retrouva un brin de consistance avant que le jeune homme se rende finalement compte de sa présence. Un peu surpris, l'infirmier était néanmoins curieux de savoir depuis combien de temps il était observé.

« Non non, je viens juste d’arriver. Ne t'inquiète pas, je ne t'espionne pas. »

Fouillant alors dans son grand sac à main, Miku en sortit les papiers, déjà froissés, indiquant la route jusqu'à la fameuse exposition de céramiques, ainsi qu'une affiche de présentation. Tentant de les aplatir un minimum pour qu'ils puissent paraitre présentables, elle les transmit au jeune homme, avant de plaider sa cause :

« Dean, j'ai décidé de te sortir et de t'instruire ! Que dirais-tu d'une magnifique exposition très intéressante sur des céramiques ? Je t'offre même la visite tellement je suis généreuse ! Alors qu'en penses-tu ? »

Le laissant consulter les fameux documents, la jeune femme se demandait qu'est-ce que son ami allait bien pouvoir trouver comme excuse à lui donner pour refuser... Trop occupé ? Le chien d'une amie à nourrir ? Une sortie déjà prévue pour cet après-midi ? Ou bien alors inventer une allergie à la céramique ? Tout était possible...

« Et on peut prendre ma voiture si tu veux, comme ça tu ne consommeras pas de carburant ! »

Mais il conduisait. Un point peut-être déterminant dans le choix final.
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Ven 12 Aoû - 12:19

Avant même qu’il n’ait eu le temps d’exprimé son soulagement, Dean se vit fourrer des feuilles –qui ressemblaient fortement à une affiche et à un programme- dans les mains. Il les observait puis releva son regard et ouvrit la bouche, mais Miku, plus rapide, le coupa. En l’entendant, Dean ne put s’empêcher de montrer son étonnement – sourcil légèrement froncés, lèvres étiré en une moue d’incompréhension et tête incliné sur le côté. La jeune professeure parlait d’une exposition de céramique qui se tenait dans un centre dans lequel Dean avait déjà posé les pieds pour voir une exposition aussi futile qu’inutile. Reportant son attention sur les papiers, qu’il tenait toujours en main, il s’interrogea lui-même.

Vu la manière dont la jeune femme lui avait annoncé cela, elle ne lui laissait guère le choix de la réponse. Celle-ci devait être positive. Enfin, de toute manière, même si Miku ne s’était pas montré aussi insistante, Dean aurait sans doute accepté. Même si, faut l’avouer, la céramique n’était pas un sujet qui intéressait notre infirmier –il aurait préféré une exposition de voiture, de manga ou de quelque chose qui reflète la culture japonaise- mais il était ouvert à tout, surtout si, en plus, il pouvait passer un petit moment avec Miku. Effectivement, près d’une semaine s’était écoulée depuis leur première rencontre où ils étaient tout les deux retombés en enfance en jouant à action/vérité. Depuis Dean n’avait guère vu la jeune femme. Ils s’étaient croisé dans la salle des professeurs lors de leur pause, mais n’avait pu échanger que quelques mots avant qu’une urgence n’appelle notre infirmier. Leurs chemins c’étaient aussi rencontrés souvent dans les couloirs, mais ils avaient à chaque fois été trop occupé pour dire plus d’un simple « salut, ça va ? ». Il pouvait bien en profité maintenant, non ? D’autant plus que Dean avait envie de faire un tour avec sa voiture. Donc t’en qu’à faire, autant embarqué la prof – qui avait tout de même eu la naïveté de proposé de prendre sa propre voiture … - avec lui.

Alors, hochant la tête, il lui rendit ses feuilles.

« Je suis partant, à une seule condition … » Il laissa la voix quelques instants en suspens en levant l’index « on prend ma voiture et c’est moi qui roule » reprit-il finalement en désignant son véhicule, alors que son sourire s’agrandit visiblement. « Par contre, laisse-moi juste le temps de me changer. Je reviens vite ! »

Sans laisser le temps à Miku de dire ou faire quoique ce soit pour le retenir, Dean s’élança vers le bâtiment Edo et s’engouffra à l’intérieur. Il en ressortit une vingtaine de minutes plus tard, vêtu maintenant d’un t-shirt noir sur lequel il avait mit une chemise grise foncée et d’un nouveau Jean récemment acheté. Il avait glissé son porte feuille dans la poche arrière droite de son pantalon et se dirigeait maintenant à grande enjambé vers Miku.

« Voilà !» dit-il simplement en souriant et en se dirigeant vers sa voiture.

Il ouvrit la porte côté conducteur et s’installa, avant de se tourner vers la jeune femme qui était toujours debout, en dehors de la voiture et lui fit signe de s’installer. Une fois qu’elle eu refermé la porte et bouclé sa ceinture, Dean tourna la clef et mit le contact, soupirant de bonheur en entendant le ronronnement si précieux et agréable de sa voiture. Après un dernier coup d’œil sur le tableau de bord puis sur la route, histoire de visualiser à peu près par où il devrait prendre, il enclencha la première vitesse et sorti tranquillement du parking avant de se fondre dans la circulation sur la chaussé.

« Tu sembles avoir réellement envie d’y aller, à cette exposition » dit-il en baissant le volume de la musique histoire de mieux pouvoir communiqué avec Miku « Y a une raison particulière pour ça ? »
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Lun 22 Aoû - 17:25

Retenant un cri de joie, Miku ne pouvait s'empêcher d'être rayonnante, trouvant enfin une âme charitable qui voulait bien l'accompagner. Après si elle devait laisser conduire le jeune homme dans sa propre voiture, elle n'y voyait aucun inconvénient. Si la professeure avait proposé son véhicule à l'infirmier, c'était simplement pour ne pas qu'il se sente trop exploité. Ce n'était finalement pas le cas et tout le monde était content... alors que demander de plus ? Faisant le tour de la voiture rectangulaire du jeune homme pendant que ce dernier était parti se changer, la japonaise allait devoir oublier sa discrétion habituelle pour la journée. Ce sentiment fut plus que jamais présent lorsque Dean fut revenu et qu'ils prirent place dans la voiture. En effet, à peine venait-il de mettre le moteur en marche que ce dernier sembla vouloir prévenir la terre entière qu'ils arrivaient. Miku était timide, renfermée et ne supportait pas qu'on la remarque... contrairement à son chauffeur. Les Américains étaient décidément bien exubérants... et ça, elle devrait tout de même commencer à s'y habituer. La japonaise aurait néanmoins aimé demander au jeune homme si ce bruit infernal était normal... mais elle se tut de peur de devoir finir le trajet en stop des fois qu'il serait susceptible...

Revenant à l'exposition, Dean sembla, ou faisait semblant, de s'intéresser aux motivations de la jeune femme. C'était gentil, car au fond d'elle-même, Miku savait pertinemment qu'il avait accepté de la conduire pour la dépanner et non pas pour assister à cette exposition barbante...

« En fait, lors d'une mission archéologique j'ai participé à la découverte de certaines d'entre elles. Bon, je ne dirigeais pas les fouilles, j'étais simple exécutante, mais avec un peu de chance, mon nom sera écrit en tout petit sur la feuille de remerciement de la mission...»

Reportant son attention sur la route, la jeune femme gardait néanmoins un œil sur le compteur de l'infirmier. En effet, Dean semblait avoir le pied plutôt lourd sur l'accélérateur... ou bien alors c'était elle qui était un escargot lorsqu'elle prenait le volant. Les deux solutions étaient envisageables... Retenant une critique, puis une seconde, Miku craqua finalement, tentant de rassembler une nouvelle fois toute la diplomatie dont elle était capable pour ne pas encore une fois finir le trajet en stop...

« Plus tu conduis vite, plus elle consomme non ? Peut-être devrais-tu lever le pied si tu veux que l'on ait assez de carburant pour le retour... »

Non parce que le coup de la panne c'était un peu ringard. Arrêtant de râler, fermant les yeux et oubliant le compteur, Miku espérait néanmoins que l'exposition ne soit pas trop barbante. On avait beau aimer l'Histoire, certaine personne semblait vouloir à tout prix la rendre barbante en ne faisant aucun effort pour rendre les choses accessibles au grand public, préférant les réserver exclusivement aux élites. C'était nul comme raisonnement. Comment pouvait-on obtenir de la reconnaissance, montrer au monde ô combien l'Histoire était importante si on la fermait au plus grand nombre ? Si on la faisait passer pour une chose ennuyeuse ? Ce genre de mentalité devait évoluer... au Japon mais également partout dans le monde.

Sortant de sa réflexion, la jeune femme tourna la tête vers le pilote qui semblait on ne peut plus absorbé par la route. Elle resta là, un instant à l'observer en silence, avant de se dire que des remerciements s'imposaient...

« Je ne sais que dire ou faire pour te montrer ma gratitude ! Tu as quand même accepté de me supporter moi et les céramiques ! Il en faut du courage ! »

Marquant un temps, pour partager un sourire complice, Miku trouva finalement un moyen de lui rendre l’appareil si un jour il le désirait…

« Tu sais ce que l'on va faire ? Si un jour tu veux aller quelque part, ou faire quelque chose et que tu es seul au monde comme moi aujourd'hui, tu me demanderas de venir avec toi et je n'aurais pas le droit de refuser ! Qu'en dis-tu ? »

Elle prenait des risques quand même…
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Mar 23 Aoû - 13:12

Ah ce ronronnement fidele à sa Ford. Cette puissance que l’on ressentait en accélérant, le volant en cuir qui glissait parfaitement et l’impressionnante réactivité de la voiture, faisait de celle-ci un véhicule d’une unique qualité que peu de gens avait l’occasion de voir et de sentir. Des sensations comme pas deux, libérant Dean de ses pensées et ses tracas quotidiens, l’envoyant dans un monde de paix, un havre de bonheur. Il était évident –et cela devait se voir- qu’il s’épanouissait en conduisant cette merveille et qu’il prenait son pied sur l’autoroute, lorsqu’il pouvait la pousser au maximum.

Mais aujourd’hui il n’était pas seul et Miku le lui fit remarquer. Avait-elle peur de la vitesse ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, Dean n’hésita pas et lâcha l’accélérateur pour laisser la voiture décélérer d’elle-même. Se rabattant sur la chaussé, il lança un coup d’œil désolé à la jeune femme, se demandant intérieurement si elle pouvait lui en vouloir. Mais elle n’en donnait pas l’impression car elle s’empressa de le remercier de l’accompagner à cette exposition de pièces dont elle avait aidé à la découverte. Puis ils se turent.

Roulant à allure plus réduite, Dean se détendit d’avantage et posa son coude gauche sur le rebord de la fenêtre, tout en gardant le plein contrôle sur son véhicule. La musique changea et Dean fut bien tenter d’augmenter le volume, mais Miku reprit la parole. La main à mit chemin entre le volant et le régulateur de volume, il tourna furtivement son regard vers la jeune femme et ne put s’empêcher de sourire, amusé par sa proposition. Alors, se redressant, il haussa les épaules et reprit le volant dans les deux mains avant d’hocher la tête

« Marché conclut. » du coin de l’œil il lorgna malicieusement vers la jeune femme « mais tu ne sais pas dans quoi tu t’engages. Enfin … » Il reprit son air d’éternel innocent « je dis ça, je dis rien, hein »

Rigolant légèrement, il actionna le clignotant et sorti de l’autoroute pour s’engager sur une plus petite route. Là, il vérifia encore une fois qu’il lui restait assez de carburant –ce qui était le cas- puis prit à droite et suivit, silencieusement la route. Ils arrivèrent à destination lorsque résonnèrent les derniers accords de la guitare de Jon Bon jovi et Dean se gara assez près de l’entrée. Il coupa le moteur, sorti la clef et se tourna vers sa collègue. Sourire éternel sur les lèvres, notre infirmier ouvrit la porte et s’extirpa de l’habitacle puis referma la porte.

« Here we are » déclara-t-il dans sa langue maternelle et prit, tout en ayant vérifié que Miku le suivait bien, la direction de l’entrée.

Il poussa la porte et retint pour pas qu’elle se referme sur la jeune femme et s’avança dans la salle. Une fois le centre atteint, Dean s’immobilisa et regarda autour de lui, avant de se tourner vers la jeune felle, affichant un air pas franchement rassuré

« Je compte sur toi pour faire le guide et m’expliquer le pourquoi du comment » murmura-t-il à l’attention de la japonaise puis sourit et se dirigea vers les caisses.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Mer 24 Aoû - 18:19

À peine venait-elle de conclure son deal qu'elle le regrettait déjà. Son enthousiasme la perdra un jour, elle le savait, mais la japonaise avait assez confiance en Dean pour savoir qu'il ne la mènerait pas non plus dans un endroit où elle serait trop mal à l'aise. Et quand on connaissait bien Miku, on savait pertinemment qu'il y avait un bon paquet d'endroit où elle n'était pas à l'aise ! Ce qui peut être fort pénible lorsqu'on voulait l'inviter à sortir. Enfin, hormis le karaoké, là, maintenant, tout de suite, elle ne savait pas ce qui pourrait lui faire regretter ses paroles... Du Stock cars peut-être...encore un truc bien américain...

Quittant l'autoroute, arrivant sans trop de difficultés sur le lieu de l'exposition, le premier constat de Miku fut que le monde présent était raisonnable. Il n'y avait évidemment pas une foule importante de personnes, mais visiblement assez pour en conclure que l'exposition de céramiques était un succès. Payant les places au guichet avant que l'infirmier ne se sente obligé de débourser son argent pour sa place, Miku l'attrapa par le bras et l'entraîna sans plus attendre à l'intérieur, lui promettant de faire le guide "touristique" à sa guise. Ne s'attardant que sur ce qui lui paraissait intéressant, la japonaise passa néanmoins en revue une partie de l'Histoire du Japon pour contextualiser certain objet. Ainsi, elle parla au jeune homme de l'époque médiévale et de l'importante production de céramiques venant du centre d'Honshu. Certaines poteries venant de Corée étaient également exposées pour montrer les différences notables entre deux céramiques concurrentes d'une même époque. Essayant de faire court et simple, Miku ne voulait pas non plus remplir la tête de Dean de choses dont il n'avait rien à faire et qui risquaient de le barber très rapidement. La jeune femme était quand même heureuse de passer l'après-midi en sa compagnie, au-delà du simple fait qu'il l'ait conduit ici, alors autant ne pas le faire fuir trop vite. En attendant, l'avantage de cette exposition restait qu'elle était plutôt courte, une petite heure suffisant à en faire le tour de manière efficace. La jeune femme put également montrer à l'infirmier les céramiques qu'elle avait mises à jour et avoir le plaisir de lire son nom, en tout petit comme c'était prévu, sur les affiches de l'exposition.

Retrouvant leur liberté, Miku s'étira de toutes ses forces face aux rayons du soleil qui les inondèrent dès leur sortie. Entre la route et la visite, l'après-midi avait déjà bien défilé, mais il n'était pas tard pour autant, juste 17 heures. Le ventre gargouillant légèrement, la jeune femme fit un tour sur elle-même pour constater que le lieu de l'exposition était fort mal choisi, ni bar, ni glacier à proximité pour se rafraîchir un peu et manger un bout... C’était dommage, car Miku commençait à avoir soif.

« Tu veux rentrer maintenant ? J'avais pensé boire un coup quelque part ou faire un tour en voiture plutôt que de rentrer tout de suite... »

N'était-ce pas les vacances ? Plus de cours de rattrapage à donner et pas encore de réunions pédagogiques interminables en vue alors franchement la jeune femme n'allait pas demander, pour une fois, à rentrer pour se coucher à l'heure des poules... Seulement... Dean avait peut-être autre chose à faire. Déjà qu'il venait de la supporter une bonne heure alors qu'elle débitait tout ce qu'elle pouvait sur les céramiques, il avait peut-être envie de se vider la tête ou simplement de voir du monde qu'il avait prévu de rencontrer avant que Miku ne débarque comme un cheveu sur la soupe...

« Mais tu as peut-être prévu autre chose ! Dans ce cas on rentre de suite, je ne veux pas non plus abuser de ton temps ! »
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Ven 26 Aoû - 11:23

Les céramiques. Seul, Dean ne serait jamais venu sur l’idée d’aller voir ce genre d’exposition. Ce n’était franchement pas ce qui l’intéressait le plus. Certes, c’était des vestiges des temps ancien et notre infirmier pouvait complètement concevoir que l’on s’y intéresse, mais lui … non. Il avait du mal. Heureusement que ce fut Miku qui l’accompagnait et le tirait d’une céramique à une autre, donnant pour chacune une explication ou d’une histoire personnelle pour celles qu’elle avait, elle-même, sorti de terre. Dean réussi tant bien que mal à faire genre il s’y intéressait. Pour paraître encore être convaincant, il posa quelques questions, la plupart conclues par un haussement de sourcil étonné puis un « aaah » de compréhension.

La visite dura deux bonnes heures. Le début était assez intéressant, mais après ça se tira franchement en longueur. Les jambes de notre infirmier étaient lourdes et il inspira finalement un bon coup l’air frais de la fin d’après midi, non moins content d’être sorti de l’antre maléfique. La voix de Miku capta son attention et il tourna sa tête vers elle, l’observant curieusement. Elle lui proposa d’aller boire un coup. Le soulagement de Dean était bien réel et il ne fit rien pour le cacher. Hochant vivement la tête, il prit la parole

« Aucun souci, j’ai de toute manière prévu d’aller boire un coup à cette heure-ci. Autant le faire avec toi, maintenant » Affichant un doux sourire, il attrape le poignet de la jeune femme et l’entraina doucement avec lui, vers sa voiture « Je sais d’ailleurs où on peu se le boire, ce coup … » reprit-il, plus pour lui que pour la jeune femme en s’installant au volant.


Il boucla la ceinture, mit le contact et tressaillit lorsque la musique se mit en route, le volume très fort. En panique, Dean s’empressa de le baisser considérablement, puis soupira de soulagement et secoua la tête. Combien de fois s’était-il déjà dit que, en sortant de son véhicule, il devait baisser le volume –étant donné qu’il aimait bien écouter fort la musique - ? Des dizaines, voire des centaines de fois. Mais il n’y pensait jamais. Soit. Lançant un coup d’œil furtif à Miku pour voir si elle était encore vivante ou si elle avait eu une crise cardiaque, il lui sourit un peu puis enclencha la première vitesse et sorti du parking avant de se fondre dans la masse de véhicule qui rentrait.

Ils roulèrent le long du chemin qu’ils avaient emprunté auparavant, puis s’engagèrent à nouveau sur l’autoroute. Grosse erreur universelle et monumentale. Si Dean avait réfléchit un peu plus, il aurait su que de 17h30 à 18h30, voire 19h30, s’était ledit Rush Hour, l’heure de pointe, que tout le monde rentraient du boulot et que, par conséquent, l’autoroute n’était qu’une seule masse de voiture. D’autant plus que notre infirmier était suivit de très près par trois autres voitures qui lui barraient ainsi toute possibilité de s’en sortir. En stoppant son véhicule, il grogna et jura discrètement puis soupira et éteint le moteur. Se laissant aller contre son siège, Dean fixa la chaussé devant lui pis secoua la tête et se tourna vers Miku

« Bon ben nous voilà dans de beau drap » Il réfléchit rapidement « je pense que ça va vite se libérer et dans 15 minutes on devrait … » Il avait parlé trop vite car il fut coupé par l’arrivé de deux ambulances qui, gyrophares allumés, les dépassaient à vive allure sur la bande d’arrêt d’urgence. Prenant un air désespéré, Dean soupira à nouveau et se tassa d’avantage dans son siège « je retire ce que je viens de dire, on va rester bloqué pendant encore longtemps. Désolé … »

Se passant la main dans les cheveux, il soupira doucement pour la énième fois puis porta son attention sur son autoradio avant de se pencher vers Miku et sorti une pochette remplie de CD de la boite à gent.

« Au fait, dit moi Miku, tu écoutes quoi comme musique ? » Demanda-t-il tout en regardant ce qu’il avait à proposer
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Dim 28 Aoû - 9:43

Heureuse que Dean ait accepté d'aller boire un verre, avant qu'elle ne finisse déshydratée, la japonaise se laissa entrainer vers la voiture. Reprenant place à l'intérieur, elle fit confiance à l'infirmier sur le choix de l'endroit où il voulait la conduire. Assise confortablement dans le véhicule, ce sentiment de bienêtre ne dura que quelques secondes, jusqu'à que l'Américain ne décide de mettre le contact et que le volume sonore de la musique la fasse sursauter. Dean se jeta alors sur l'autoradio pour faire taire cette cacophonie soudaine. Il y avait, bien entendu, plus de peur que de mal... Mais Miku fut bien tentée, un instant, de lui faire la morale sur les dangers qu'il encourait à force d'écouter la musique à ce volume... Elle ne dit finalement rien, pouvant comprendre que la musique s'appréciait peut-être plus si le volume sonore était important.

S'engageant sur la chaussée, les deux jeunes gens ne purent malheureusement pas bénéficier d'une route aussi dégagée qu'à l'aller. Non, avec les bouchons qui se profilaient, Dean ne pourrait pas cette fois commettre d'excès de vitesse... Néanmoins, Miku aurait donné n'importe quoi pour éviter cette situation. Arrêtée sur l'autoroute, la japonaise se demandait bien ce qui pouvait se passer tandis que les deux ambulances, qui empruntaient la voie d'urgence, passèrent à vive allure, peut-être trop rapidement pour ne pas risquer de créer un accident. Visiblement agacé, l'infirmier s'excusa, réalisant qu'ils allaient en avoir pour un bon moment...


« Ce n’est pas ta faute, tu ne pouvais pas savoir… Et puis on n’est pas pressé ne t’inquiète pas. »

Ouvrant la fenêtre pour passer la tête à travers et tenter d'apercevoir quelque chose, Miku dut se résigner et rentrer dans l'habitacle de peur qu'une nouvelle ambulance débarque et lui arrache la tête... Elle n'avait malheureusement rien vu de l'accident, scénario le plus probable, si ce n'était une dizaine de voitures arrêtées à la queue leu-leu...

Dean se pencha alors vers elle, récupérant sa pochette de CD avant de fouiller dedans. Il se renseigna néanmoins sur les goûts musicaux de sa copilote. Concernant ce point particulier, Miku n'avait absolument pas évolué, c'est-à-dire qu'elle n'en écoutait pas ou du moins, elle n’avait pas d’artistes fétiches…


« Je n'écoute pas de musiques particulières... J'aime bien une chanson par-ci par-là, mais je n'en fais pas des folies. Tu avais essayé de me convertir à un groupe je me souviens... mais je n'ai jamais accroché. »

Quel était le nom de ce groupe déjà ? Miku ne s'en souvenait plus. Elle se souvint, par contre, qu'il lui en jouait des morceaux à la guitare. Elle aimait bien quand c'était lui qui chantait et jouait, mais la version originale la laissait indifférente. La japonaise n'avait d'ailleurs jamais autant écouté de musique qu'à cette période. Ainsi, à chaque fois qu'elle tombait sur une de ces chansons un peu particulières que Dean lui avait fait découvrir, Miku avait été obligé de penser à lui...

« Tu sais que ça me fait bizarre d’être là avec toi ? Mais je suis plutôt contente…»

La phrase était sortie toute seule... vestige d'un brin de nostalgie qui venait de l'envahir. Il y avait deux mois, Miku n'aurait jamais imaginé revoir Dean et là, maintenant, ils revenaient d'une exposition comme de vieux copains, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes... Cette situation était vraiment étrange, Miku ne s'en rendant compte que maintenant.

Un peu gênée après cette déclaration spontanée, elle profita du fait que les voitures, qui se situaient devant, venaient de démarrer pour changer de sujet. Avançant doucement, mais avançant tout de même, la jeune femme remarqua que certains véhicules s'engouffraient sur une bretelle de sortie menant elle ne savait trop où...

« On devrait peut-être sortir ici… Il doit bien y avoir un moyen de retomber sur nos pattes… »

Miku n’aimait pas partir à l’aventure lorsqu’elle conduisait, mais lorsqu’elle faisait le copilote, elle s’en fichait éperdument.
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Dim 28 Aoû - 14:53

A vrai dire, Dean n’était même pas tellement choqué de la réponse de Miku concernant ses gouts musicaux. Lorsqu’ils s’étaient rencontrés, notre infirmier était plus jeune, mais était déjà un très grand fan de rock américain ou anglais. Miku, elle, n’écoutait pas, ou que très peu, de musique, et notre jeune homme avait eu tout le mal du monde à lui faire découvrir quelques uns de ses groupes préférés. Lorsque la professeure lui avoua qu’elle n’avait pas réellement accroché au groupe que Dean lui avait fait écouter, notre jeune homme ne peu qu’esquisser un sourire amusé. Il est vrai que la voix du chanteur des Guns n’roses n’était pas habituelle, mais c’était justement cette originalité que Dean aimait tellement et qu’il n’avait pas retrouvé chez un autre groupe. Enfin, il concevait très bien que ce n’était pas au gout de tout le monde.

Sans perdre son sourire, il lança un coup d’œil à Miku puis attrapa un CD et remplaça celui qui tournait depuis avant. Appuyant sur un bouton, il mit la première chanson en route, espérant fortement que Thirteen Senses serait plus du goût de sa copilote. Mais, avant même qu’il n’ait put faire quelques commentaires que ce soit, Miku dit quelque chose qui surprit notre infirmier. Tout en évitant de montrer de trop son étonnement, il se tourna vers elle, tentant de savoir si elle était franche ou pas. Elle venait de lui avouer que, même si elle trouvait assez bizarre le fait d’être avec lui ici, elle était plutôt contente. Souriant, émoustillé, il hocha la tête

« Moi aussi ça me fait plaisir de passer du temps avec toi. »

Il n’eu pas le temps d’ajouter quoique ce soit d’autre, qu’il vit les autres voitures s’avancer doucement. Rallumant le moteur de la sienne, Dean les suivit au pas avant d’apercevoir une sortie non loin de l’endroit où ils se trouvaient. Où menait-elle ? Il n’en savait rien. Il savait juste que Miku avait aussi proposé de la prendre. L’infirmier n’hésita donc pas et sorti de l’autoroute. Arrivé au croisement, il réfléchit rapidement puis, haussant les épaules, décida de prendre à gauche. La circulation sur la chaussé devenait de moins en moins dense et ils se trouvèrent rapidement sur une route de campagne, les menant … nulle part.

Mais, alors qu'ils roulaient tranquillement, ils tombèrent rapidement sur des sujets de conversation assez intéressant pour leur valoir de bon fous rires et des conversations plus sérieuse. Très inspiré et très philosophe, Dean ne remarqua que tard que la nuit tombait –l'obligeant à allumer les phares. Ce fut, alors que ceux-ci éclairaient la chaussé, que notre infirmier stoppa net la conversation, se concentrant sur la route. Elle était sinueuse et assez étroite, tout juste assez espacé pour laisser passer deux voitures. Fronçant légèrement les sourcils, Dean commença à réfléchir. Se pouvait-il qu'ils serpentaient depuis longtemps le long de la montagne? En tant que conducteur, notre jeune homme avait évidement prit conscience que la route montait et descendait, mais il n'y avait pas fait très attention. Jusqu'à ce moment là.

« Je crois que … ce n’était pas la bonne direction … » dit-il dans un léger soupire tout en lançant un coup d’œil au tableau de bord. Heureusement qu’il avait fait le plein juste avant.

Ralentissant légèrement, il lorgna dans son rétro, constatant avec une très légère angoisse qu’il n’était pas suivi. A vrai dire, ils n’avaient croisé aucune voiture depuis près de 10 minutes. Dean était sur le point de se mettre sur le bas côté et faire demi tour, lorsqu’il aperçu, au loin, des lumières. Des réverbères sans doute. Et qui dit réverbères dit village. Et qui dit Village dit habitant donc civilisation. Affichant un petit sourire, Dean accéléra un peu et entra dans ledit village, avant de se garer sur un parking. Regardant autour de lui, il coupa le moteur.

« Je vais demander notre chemin. Tu restes ici où tu viens avec ? » Demanda-t-il, brisant le silence et regardant Miku. Secrètement, il espérait qu’elle l’accompagne.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Mer 31 Aoû - 19:40

Miku devait vraiment faire un travail sur elle-même. En effet, la jeune femme avait souvent l'impression d'émettre de bonnes, voire parfois de très bonnes idées, mais elle devait faire face à l'évidence : la majorité du temps, ses idées lumineuses s'avéraient être catastrophiques. Ainsi, sortir de l'autoroute par cette voie miraculeuse n'avait pas été très concluant et les deux jeunes gens se mirent visiblement, soit à tourner en rond, soit à s'enfoncer un peu plus profondément dans des lieux inconnus... Sérieusement, comment avaient-ils pu se perdre comme cela ?

Discutant tout de même malgré l'égarement et décidément persuadés qu'ils allaient retomber sur leurs pattes, les deux jeunes gens durent faire face à la nuit tombante, puis à la terrible réalité : ils s'étaient bel et bien trompés de route. Ainsi, les espoirs de Miku furent réduits à néant... car grâce à son optimiste inébranlable, la japonaise avait espéré que Dean sache à peu près où ils se situaient, mais elle fut forcée de constater qu'ils étaient définitivement pommés. Malheureusement, elle ne pouvait pas franchement l'aider. Tourner la carte dans tous les sens ne les avançait pas et le sens de l'orientation de Miku étant proche du néant, elle était incapable de dire où était le nord du sud, s'il fallait continuer à descendre ou bien monter... Quelle était la morale de cette histoire ? Que la jeune femme avait bien fait de chercher un chauffeur pour la conduire jusqu'à l'exposition !! Car son intuition à la con aurait réussi à lui faire planter sa voiture dans un arbre sous l'effet de la panique !

Poussant un long soupire, Miku tenta une nouvelle fois de positiver, mais elle ne put que s'en vouloir...

« Je suis vraiment désolée… C’est moi qui t’ai dit de sortir là… J'aurais mieux fait de me taire... »

Bonjour le copilote... Rejetant un oeil sur la carte, qu'elle avait tirée d'internet, elle ne put rien faire de plus... car il lui fallait une carte routière et non pas de vulgaires indications jetées sur un bout de papier. Préférant laisser faire le jeune homme plutôt que de lui donner de nouvelles indications contradictoires, ils finirent au bout d'un moment par apercevoir de la lumière : un réverbère. Ni une ni deux, Dean gara sa voiture sur la première place qu'il trouva, avant d'entreprendre une recherche d'indices pour les sortir de cette situation. Il demanda alors à Miku si elle voulait bien venir avec lui... Un peu peureuse, la jeune femme n'allait tout de même pas attendre dans la voiture avec comme seul compagne un réverbère, qui ne lui serait d'aucune aide en cas d'attaque de bestioles sortant des bois par exemple... Oui, la japonaise était du genre froussarde...

Sortant du véhicule en signe de réponse à sa question, la professeure fut étonnée en entendant de la musique... Et pas n'importe laquelle, de la musique traditionnelle japonaise. La fête des morts était pourtant passée, il s'agissait alors peut-être d'une fête traditionnelle du village... Miku n'en savait strictement rien.

« J’espère qu’on ne va pas mal tomber… Imagine que ce soit un mariage ou je ne sais quoi… On risque de faire tache dans le paysage… »

En attendant, l'architecture et l'aspect des rues restaient très traditionnelles... Peut-être étaient-ils tombés dans un lieu touristique du Mont Takao ? Cela pouvait sembler plausible et expliquerait ce monde où le temps semblait s'être arrêté...

Empruntant diverses rues en direction de l'agitation, les deux jeunes gens finirent par arriver à bon port. En attendant, il s'agissait peut-être d'un patelin perdu, mais il n'était pas non plus minuscule... Un des rares villages ayant survécu aux politiques du gouvernement visant à réduire le nombre de ces villages de tailles modestes. En attendant la fête battait son plein, nombreuses étaient les personnes à partager un pot, à chanter et à danser... Les craintes de Miku semblaient fondées, ils allaient arriver comme un cheveu sur la soupe... et avec Dean en plus, Américain... À vrai dire, la majorité des japonais étaient bel et bien xénophobes, manquerait plus que les deux jeunes gens soient fusillés du regard et qu'on ne leur réponde pas...

« Comment allons-nous procéder ? On arrive comme si de rien n’était ? »
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Mer 31 Aoû - 21:18

Pour toute réponse, Miku sorti à son tour de l’habitacle et claqua la portière. Esquissant un mince sourire, caché par la pénombre, Dean hocha la tête et ferma la voiture. Il attendit ensuite que Miku l’eu rejoint de l’autre côté pour se détourner, faisant glisser la clef dans sa poche, et partir en direction de … de quoi déjà ? Il ne savait strictement pas où ils allaient, jusqu’à ce qu’ils entendirent, au détour d’une rue, de la musique à l’autre bout du village. Après avoir lancé un coup d’œil à son accompagnatrice, Dean comprit rapidement qu’elle aussi avait entendu la musique et, d’un commun accord, ils s’y dirigèrent.

Mais, tout en marchant, notre infirmier avait l’impression, non pas de simplement traverser le village, mais aussi d’avoir fait un bond d’un siècle en arrière. Il faisait nuit et il ne put distinguer grand-chose. Mais, à la clarté de la lune, Dean remarqua que ce village n’était pas comme les autres qu’il avait eu l’occasion de visiter. Le temps, ici, semblait s’être arrêté, donnant à ses rues un autre genre et montrant ainsi un tout autre aspect du Japon, que rare étaient ceux que les touristes connaissaient : celui du Japon traditionnel. Dean ne s’étonna guère lorsque, en s’approchant de l’endroit d’où venait la musique, ils croisèrent un groupe de deux femmes et deux hommes en kimono et yukata. Ceux-ci, bien qu’ils remarquent que Dean et Miku étaient étrangers à leur village, les saluèrent tout de même d’une inclinaison vers l’avant et d’un « konnichi wa », le tout avec un grand sourire. Dean s’empressa de répondre à leur salutation en faisant de même avant de repartir vers la salle.

Une fois devant, Miku et lui firent face à une grande question : comment allaient-ils procéder ? Il est vrai que tout cela semblait être une fête privé –ou du moins entre les villageois qui devaient tous se connaître. Deux inconnus, débarquant ainsi, seraient peut-être mal vu, non ? En Amérique, oui. Jamais Dean n’aurait osé entrer dans une salle remplie de monde et squatter la fête. Mais qu’en était-il du Japon ? Les japonais n’étaient-ils pas connus pour être beaucoup plus hospitalier que les occidentaux ? Sans doute. Et puis, de toute manière, Dean et Miku étaient perdus, avaient-ils le choix ? Non, pas vraiment. Alors, haussant les épaules, notre jeune homme se tourna vers la professeure :

« Je ne crois pas qu’on n’a réellement le choix, si tu veux mon avis » murmura-t-il « on improvise … »

Puis, sans attendre une quelconque réaction de la part de Miku, Dean prit les initiatives. Prenant une grande inspiration, il poussa la porte. Un peu trop fortement, car elle s’ouvrit en grand, laissant apparaître à l’encadrement les deux collègues perdus. Evidement, la réaction des inconnus fut immédiate : la musique cessa et Dean senti une centaine de pair d’yeux les fixer. Se sentant un peu (beaucoup ?) mal à l’aise, il réussi tout de même à ne pas détourner son regard et afficha un sourire. Puis, d’un mouvement assez saccadé, il se pencha en avant et s’excusa du dérangement d’une voix claire et distinct. Un murmure parcouru l’assemblé. Alors, prenant une profonde inspiration, Dean se redressa et reprit la parole.

« Loin de moi l’envie de vous importunez » Dit-il en prenant le meilleur accent japonais qu’il pouvait, bien que ce fut assez difficile d’autant que son accent américain ressortait d’avantage lors d’un stresse comme celui-ci « mais avec ma collègue, nous nous sommes égarés de notre chemin et nous espérons que l’un de vous pourrait nous indiquer la route à prendre pour regagner Hachioji … »

Se disant, il se demanda s’il n’était pas un peu trop direct. Avait-il choisi les bons mots ? Comment les japonais réagiront-ils face à sa demande ? Dean lorgna vers Miku mais ne réussi pas à voir son visage. A nouveau un murmura traversa la salle et notre infirmier croyait déjà que leur cause était perdu, lorsqu’un un des fêtards se leva. Avec un grand sourire il leur fit signe de venir s’installer à leur table. Alors, répondant sans grand hésitation à ce sourire, Dean poussa légèrement Miku du coude et s’installa avec eux. Pour combien de temps ? Il ne pouvait pas le deviner. Il espérait simplement que leur hospitalité restera intacte.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Ven 2 Sep - 19:11

Laissant faire le jeune homme, qui avait décidé de prendre les choses en main, Miku se tenait légèrement en retrait, mais pas trop non plus, histoire de ne pas laisser seul ce pauvre Dean face à l'adversité. Ainsi, l'infirmier ouvrit la porte, ne mesurant visiblement pas sa force, ce qui ne leur permit pas de faire une entrée discrète. Non, au lieu de cela, l'assemblée présente les remarqua instantanément... Instinctivement peut-être, la Japonaise se cacha derrière l'Américain, un peu trop intimidée par ces nombreuses paires d'yeux qui les dévisageaient... Cette fois c'était certain, ils venaient d'arriver comme un cheveu sur la soupe... Mais visiblement il ne s'agissait pas d'un mariage ! Un bon point... Il ne semblait pas non plus s'agir d'une attraction à touriste dont l'objectif était de reconstituer une soirée dans une maison de thé par exemple... Non, ils étaient tombés au beau milieu d'une fête de village ou entre amis.

Laissant toujours Dean négocier, la jeune femme adressa, tout de même, un ou deux sourires aux quelques personnes qui la fixaient sans la lâcher. Ils n'avaient pas l'air d'être méchants, bien au contraire, mais Miku n'était pas à l'aise avec les gens qu'elle ne connaissait pas... elle était comme ça. Puis finalement les discussions reprirent à droite à gauche et l'ambiance redevint telle quelle lorsqu'un des membres de la petite fête leur demanda de prendre place à table. Masquant son mécontentement, Miku suivit Dean et prit place à ses côtés. La Japonaise aurait préféré prendre son information et disparaitre comme ils étaient venus, plutôt que de s'asseoir à attendre elle ne savait quoi.

En attendant, elle n'eut pas longtemps à attendre avant de comprendre de quoi il en retournait... Apportant deux petits verres et les plaçant respectivement devant les deux étrangers, un des fêtards prit la parole :

« Je suis Akio, pour vous servir ! Alors comme cela vous vous êtes égarés ? Moi qui croyais que vous veniez visiter notre beau village... Je suis déçu. Comment vous êtes-vous débrouillés pour arriver ici alors que vous cherchiez Hachioji ? Ce n'est pas votre faute je suppose ? Demanda-t-il en s'adressant à Dean. C'est toujours la faute de la femme pas vrai ?... »

Et après on disait que les Japonais étaient renfermés sur eux-mêmes ? Ce drôle de bonhomme mettait à mal tous les stéréotypes que l'on pouvait trouver... Néanmoins, il avait un verre dans le nez et cela se remarquait sans trop de mal... Et il en était de même pour le reste de la table.

En attendant, Miku afficha son mécontentement concernant sa dernière remarque. Ce n'était pas qu'elle n'avait pas d'humour, c'était qu'elle détestait ce genre de blagues misogynes, car même si c'était pour plaisanter, ce genre de conneries avait pour effet d'entretenir bon nombre d'idées reçues. Pire encore, la japonaise avait l'impression d'entendre son père et ses remarques en permanence désobligeantes... Fichtre ! Il allait réussir à la mettre de mauvaise humeur... mais heureusement, il le remarqua tout seul :

« Mais je plaisante voyons ! Je plaisante ! Tenez, prenez un verre ! Nous fêtons dignement la date de création de notre village ! Date fictive bien entendu, mais nous continuons à la considérer comme si c'était la vraie. Elle permet de nous retrouver et de partager un moment convivial ensemble !
-Enfin, ajouta une femme à la droite de Miku, nous ne sommes qu'un maigre échantillon du village... car la majorité on décidait de ne pas partager ce moment-là avec nous... mais on s'en fiche ! »

Akio-san servit alors de la liqueur dans les deux verres, et cela de manière plutôt généreuse. Miku avisa alors le liquide, qui attendait qu'on le déguste, avant de tenter un refus poli :

« C’est très gentil à vous de nous recevoir comme cela… Mais nous devons reprendre la route, ce qui ne fait pas bon ménage avec l’alcool… »

Peine perdue, Akio-san afficha alors un sourire radieux, visiblement heureux d'intégrer les deux inconnus à la petite fête.

« Vous n'avez malheureusement pas le choix, sinon on ne vous indique pas la route ! Marché conclu ? Et puis si vous avez un coup de trop dans le nez vous resterez dormir ici et puis voilà ! Ça vous fera des vacances improvisées ! »

Miku ne put s’empêcher d'être amusée par la situation et il en était de même pour toutes les personnes présentes ici... Elle ne pouvait donc malheureusement pas refuser...

« D’accord ! Conclut Miku. Mais un verre pas plus ! »

Que pouvait-elle faire de plus ? Rien. Posant son regard sur Dean, elle haussa les épaules en signe de résignation.
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Sam 3 Sep - 10:45

Dean avait bien remarqué que Miku n’avait pas l’air sûr d’elle et n’avait pas réellement envie de rester à la fête, mais avaient-ils le choix ? A moins de blesser l’homme en refusant et risquer de se récolter une sacré colère, ils étaient obligés de rester. Dès qu’ils furent installés, on leur rapporta deux verres et l’homme prit la parole. Il se présenta comme étant un certain Akio et leur avoua être quelque peu étonné de leur présence, étant donné que Hachioji était complètement à l’opposé de ce village. Il glissa ensuite une blague pas marante comme quoi c’était toujours la faute des femmes, ce qui arracha un soupir à notre jeune homme.

C’était la faute de Miku, tout comme c’était la sienne. Miku lui avait conseillé de sortir de l’autoroute, mais en tant que conducteur, il aurait très bien pu dire non et rester dans le bouchon. Aussi ne supportait-il pas ces diverses allusions misogynes. Enfin, il ne dit rien, se contentant de montré son mécontentement, tout comme le faisait la professeure à se côtés. Ce fut sans doute pour cette raison qu’Akio revint sur ses paroles en s’excusant maladroitement leur proposant maintenant d’assister complètement à leur fête tout en leur servant un verre d’alcool chacun. Et ce n’était pas un alcool faible, non. En plus Akio réussi à remplir leur verre jusqu’au bord sans faire déborder. Si Dean buvait ça cul sec comme le voulait sans doute la tradition et, sachant que s’ils buvaient le premier, Akio leur servira un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième et ainsi de suite. Alors oui, il ne pourra plus prendre le volant à moins d’être suicidaire et vouloir entrainer Miku dans sa mort. Il était sur le point de refuser, lorsque sa compagne prit la parole. Dean soupira. Un refus était peine perdu. Alors, répondant à l’haussement d’épaule résigné de la jeune femme, il attrapa son verre et le leva en affichant un petit sourire avant de le porter à ses lèvres et vider le contenue dans sa bouche.

Les yeux fermés et le visage crispé en une grimace de dégout, le corps parcouru d’un frissonnement, il abaissa le verre et se figea dans cette position, la main agrippant le verre. Il senti l’alcool lui bruler la gorge avant de se déverser dans son estomac vide. Oui, il avait oublié ce sacré détail. Celui qu’il n’avait rien avalé depuis 12h. S’il était obligé de boire d’avantage, Miku allait devoir le soutenir pour regagner une chambre quelconque. Alors se secouant, il rouvrit les yeux et afficha un sourire en hochant la tête.

« C’est bon … » parvint-il à dire finalement en s’étonnant lui-même combien le mensonge fut facile à prononcer « … »

Il s’apprêtait à ajouter que non il n’en voulait pas d’autre, que déjà son verre était à nouveau rempli. Il prit un air désespéré et regarda Akio qui le fixait avec un grand sourire. Il lança un coup d’œil à Miku qui avait l’aire presque aussi désespéré que lui à l’idée de devoir vider à nouveau son verre.

[« Leur but c’est de nous bourrer la gueule histoire qu’on ne puisse plus prendre la voiture et qu’on reste dans leur village pour la nuit … » lui glissa-t-il en américain, espérant qu’elle le comprendrait. Il n’osa même pas imaginer ce qu’ils pourraient leur faire pendant leur sommeil. Mais soit, il se faisait des films là.

Soupirant, il lança un coup d’œil désolé à la jeune femme, et vida à nouveau le verre. Cette foi, le contenu passa avec un peu moins de difficulté, mais le gout restait ignoble. Dean reposa le verre à l’envers cette fois, histoire de bien montrer qu’il n’ira pas jusqu’au troisième. Mais déjà, alors qu’il releva le regard, les effets de l’alcool commencèrent à se faire sentir. Sa vu était quelque peu brouillé, sa tête tournait légèrement et il lui semblait être en transe, comme dans une quatrièmes dimension. Les paroles et les rires des gens lui semblaient venir de loin.

« Ça suffit maintenant. Je n’en boirais pas une goute de plus »

Malgré tout, Dean fut assez étonné de la fonctionnalité sans reproche de son cerveau. Mais c’était quelque chose d’assez normal chez lui. Même s’il buvait beaucoup, il réussissait à garder le contrôle sur lui-même. C’était sans doute pour cette raison qu’il n’avait jamais fini une soirée avec la tête dans la cuvette des toilettes. Mais ici c’était assez étonnant. Il savait qu’il tenait bien l’alcool et pourtant il ne se sentait déjà plus capable de voire un verre de plus. Qu’avaient-ils mit dans cette bouteille ? Ce n’était surement pas du saké à 18%, mais bel et bien un truc à, sans doute, 40%.

Il fixa Akio, qui ne semblait être très ravis que Dean lui tienne tête, mais se résigna finalement et se retourna vers Miku, se tenant près à lui en servir un troisième.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Mer 14 Sep - 16:55

Saisissant son verre et le vidant comme Dean venait de le faire, Miku arriva à la conclusion évidente que cette liqueur était vraiment très très forte. Il s'agissait du genre d'alcool qui en plein hiver faisait remonter du fin fond de vos entrailles une chaleur inespérée... et c'était d'ailleurs également le cas en plein été même si vous n'aviez pas froid ! À peine eut-elle le temps de sentir le liquide atteindre son estomac, que son verre se remplit à nouveau comme par magie. Évidemment la main d'Akio-san y était pour quelque chose, ce dernier se ventant même de tenir cette recette de sa grand-mère. Miku sourit doucement à Akyo, cherchant une idée pour ne pas finir ivre morte avant la fin. Elle eut une ouverture : distrait par un homme qui demandait lui aussi un verre de la fameuse liqueur, le cerveau de Miku fonctionna en accéléré pour trouver un moyen de se débarrasser du verre gênant, mais ce fut finalement peine perdue... En effet, il n'y avait pas de vase sauveur derrière elle où vider le fameux breuvage... La Japonaise ne pouvait donc s'en débarrasser qu'en le buvant lui aussi.

Puis les mots de Dean tombèrent comme un couperet tranchant. Plutôt sombres d'ailleurs, il les exprima dans sa langue natale et Miku ne put s'empêcher de regarder autour d'elle, un peu affolée, à l'idée qu'un de leur voisin de table puisse comprendre l'anglais. Heureusement pour les deux jeunes gens, personne ne sembla s'intéresser aux paroles de l'infirmier. Ainsi, pour ce dernier, cet excès de générosité paraissait louche. Miku était plutôt froussarde, mais alors là, Dean se faisait beaucoup trop d'idées. Soit il regardait un nombre incalculable de films d'horreur, soit le jeune homme avait une imagination vraiment débordante et devrait commencer à écrire un livre. Dans les deux cas, la jeune femme ne croyait pas une seule seconde que cette invitation à boire la liqueur infâme de la grand-mère puisse être doublée d'idées malveillantes...

« Tu te fais des idées… On a qu’à y aller si tu préfères, on finira bien par trouver la route… »

En attendant, la liqueur montait vite à la tête. Miku aimait bien boire en soirée, mais sans plus. Par conséquent, cette liqueur allait avoir raison d'elle bien rapidement, n'étant pas habituée à boire de l'alcool aussi fort... Vidant le second verre, Dean se rebella soudainement, voyant qu'il allait lui aussi dépasser la dose acceptable de la mixture. Résigné, Akyo-san se rabattit sur la professeure de sciences sociales... C'est alors qu'une jeune femme intervint pour arrêter cette maudite bouteille et celui qui prenait un malin plaisir à la vider :

« Mais voyons Akyo ! Après notre village va avoir une réputation d'ivrogne ! Ils ont peut-être même mangé les pauvres ! Comment veux-tu qu'ils digèrent ta liqueur amère ?»

C'est vrai qu'avec tout cela, ils n'avaient pas mangé. Miku n'avait pourtant pas ressenti la faim depuis leur départ de l'exposition, elle qui devait pourtant grignoter sept fois par jour entre les repas pour être bien.

« Rho ! Râla Akyo-san. Dites à ma femme que je ne vous force pas ! »

Le sourire désabusé de Miku convainquit finalement le jeune homme que le seul vrai ivrogne que l’on n’avait pas besoin de forcer ici c'était bien lui. Sous les rires de toute l'assemblée, le pauvre Akyo se servit un nouveau verre de liqueur, expliquant que lui ne la trouvait pas amère et que sa grand-mère allait maudire toute la table. Miku rit de bon cœur, suivant la bonne ambiance générale. La femme d'Akyo se leva alors pour s'approcher de son oreille et lui parler de manière à ce qu'elle entende quelque chose à travers cette cacophonie. L'épouse de l'ivrogne avait vu juste, les deux jeunes gens avaient le ventre vide et elle se proposa même pour leur faire un petit repas vite fait bien fait, car manger des amuse-gueules n'était pas très consistant. Proposant à Miku de la suivre, elle attrapa Dean par le bras au passage, avant de dire au revoir à l'assemblée qui visiblement allait continuer encore un peu la petite fête.

La femme d'Akyo se présenta alors comme étant Mio. Cette dernière conduisit à pied les deux jeunes gens chez elle, non loin du lieu de la petite fête, la musique arrivant encore aux oreilles de Miku. La nuit était décidément belle, étoilée, se promener à cette heure était donc très agréable. Qui sait, peut-être que l'envie de revenir passer un soir viendrait à Miku avant la fin des beaux jours. Pénétrant à l'intérieur de la maison d'Akyo et Mio, les deux jeunes étrangers purent alors découvrir le lieu richement décoré entre modernisme et archaïsme. De nombreuses estampes recouvraient les murs, des copies sans doute, tandis qu'un bel hibachi était au centre de la pièce. Prenant place autour de ce dernier, Shizune les abandonna pour leur préparer quelque chose à manger. Un repas typiquement japonais qu'elle disait. Miku arrêta de la remercier pour son hospitalité une fois que celle-ci ait disparu dans la cuisine, refusant que la professeure vienne l'aider. À vrai dire, ils avaient un petit coup dans le nez tous les deux... peut-être valait-il mieux qu'ils ne s'approchent pas trop d'objets tranchants après tout...

Donnant un coup de coude à Dean qui semblait rêvasser, Miku se pencha alors vers lui et lui murmura à l'oreille de manière à ce que leur hôte n'entende pas :

« Tu sais autant elle va empoisonner la nourriture pour nous tuer et nous voler ! Voir même pour abuser de toi ! »

Rigolant un bon coup, Miku ne put s'empêcher de penser que l'Américain était un peu paranoïaque, car même elle n'avait aucune crainte concernant cette soirée qui commençait tout de même à s'éterniser.

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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Dim 18 Sep - 9:32

Dean voyait déjà Akio versé le fond de sa bouteille dans le verre de Miku. Rapidement il s’imaginait la professeure rire aux éclats et aller draguer les autres hommes présents, ignorant leur âge avancé, avant de danser sur les tables et redemander d’avantage de ce breuvage qu’elle trouvait pourtant infecte. Secouant légèrement la tête, Dean chassa ses pensées et vit, avec un certain soulagement qu’une jeune femme, ayant à peu près le même âge que notre cher Akio, intervint bien décidé à résigner son mari. En plus d’avoir l’aire gentille elle s’avéra rapidement être la sauveuse de leur soirée : elle leur proposa de les ramener chez elle et de les hébergé pour la nuit. Affichant un sourire de soulagement, Dean mit quelques temps à réagir mais se leva finalement lorsque Miku lui agrippa le bras et l’obligea à les suivre. Il ne se le fit pas prier deux fois, et se joignit à eux.

Alors qu’il traversait la salle, il senti que son pas se faisait plus lourd qu’à l’accoutumé. L’effet de l’alcool semblait approcher son apogée et notre infirmier fut soulagé en sortant à l’air frais de la soirée. Prenant une profonde inspiration, il s’empressa de rejoindre les deux femmes qui l’avaient devancé et se plaça à côté de Miku. Ils marchèrent ainsi avec tranquillité dans les rues mal éclairés. Bizarrement cela avait un effet reposant, voire carrément agréable. Dommage que le mauvais éclairage les empêchaient de voir d’avantage du village, mais s’ils restaient dormir sur place, ils auraient toute la journée du lendemain pour visiter les alentours.

Alors que la musique s’estompa peu à peu, la femme, qui s’était présenté comme étant une certaine Mio, vira à droite et se dirigea vers sa maison. De l’extérieur elle semblait être assez vieille. Mais elle avait un certain charme. Ils traversèrent un petit jardin d’entrée puis enlevèrent leurs chaussures pour pénétrer à l’intérieur de la demeure. Une fois la porte fermée derrière eux, Dean s’immobilisa, les yeux légèrement écarquillés, observant la pièce dans laquelle il se trouvait.

La première chose qu’il remarqua était que cette maison n’était pas comme les autres qu’il avait eu l’occasion de voir. La pièce n’était pas bien grande, mais minutieusement aménagé. Comme a son habitude, Dean ne put s’empêcher de comparer l’intérieur japonais aux nombreux intérieurs américains qu’il avait déjà eu l’occasion. Ce n’était, évidement, pas du tout la même chose. En Amérique tout était plus grand. Une impression de vide se créait ou, au contraire, on surchargeait les murs de décoration de tout genre. Les couleurs étaient très souvent froides, allant du blanc au noir, en passant par le gris ou le beige. C’était classe, certes, mais cette impression pouvait très souvent en déranger plus d’un. Ici, le salon était plus petit, les couleurs chaudes et le bois des meubles était finement travailler. Les murs étaient recouverts de tableau et de toiles représentant des choses diverses et variées, des temps du Japon ancien. Mais le bonheur oculaire de notre infirmier atteint son apogée en apercevant d’hibachi qui trônait au centre de la pièce.

D’ailleurs, ce fut autour de ce dernier qu’ils se rassemblaient. Dean avait été tellement plongé dans ses pensées, qu’il avait suivit les deux femmes sans trop s’en rendre compte et fut tirer de ses pensées par Miku qui prit la parole en se penchant vers lui. Se redressant et clignant légèrement des yeux, notre infirmier se tourna vers la jeune femme et soupira doucement, en souriant.

« Te fout pas de moi ! » se plaignit-il en lui poussant doucement l’épaule de son poing avant de se joindre à son rire. Il réussi à se calmer au bout de quelques instants et soupira légèrement et fourra ses mains dans ses poches « C’est vraiment charmant ici. Et si elle veut abuser de moi j’ose imaginer que tu me protègeras » sourit-il avant de s’avancer vers dans le salon, longeant les murs et observant les fresques avec une certaine attention « j’ai toujours voulut voir une maison typiquement japonaise, de l’intérieur … » dit-il sur un ton léger et rêveur, plus pour lui-même que pour la jeune femme, avant de se tournée vers elle, lui souriant « si en plus, comme elle nous l’as dit, elle nous prépare un repas typiquement japonais, alors je suis un homme comblé et cette soirée improviser aura de fortes chances de bien se finir»

Il ponctua ses dires d'un grand sourire. Un sourire que l'on pourrait qualifier de gamin, qui aperçoit pour la première fois le magasin des jouets de son quartier.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Jeu 22 Sep - 17:36

Laissant Dean faire le tour du salon, Miku préféra rester assise, hésitant à aller rejoindre Mio dans la cuisine pour lui donner un petit coup de main. N'écoutant que d'une manière distraite l'infirmier, la jeune femme se mit à songer à son lapin qu'elle avait laissé en cage toute la journée. Le pauvre n'allait pas sortir si elle ne rentrait pas et ses colocataires n'allaient certainement pas lui donner à manger. Tachibari-san le ferait certainement si elle lui passait un petit coup de fil pour le prévenir de son absence. Après, Miku ne voulait pas non plus que ses collègues s'inquiètent à cause de sa soudaine disparition... Aussi loin que remonte sa mémoire concernant cet appartement qu'ils avaient en collocation, c'est-à-dire depuis sa prise de fonction, Miku n'avait jamais séché une nuit sans prévenir personne… alors, elle n’allait pas commencer ce soir.

« Hum... Tu disais ? Tu veux manger typiquement japonais et tu veux que je te protège ? Si la nourriture typiquement japonaise est empoisonnée tu vas devoir faire un choix en ton âme et conscience, moi je ne m'en mêle pas ! »

Il lui semblait que le jeune homme avait marmonné quelque chose comme cela. Fouillant dans son sac, la professeure sortit son téléphone portable qui était resté en silencieux depuis l'exposition. Fort heureusement, personne n'avait essayé de la joindre pour une raison ou pour une autre. Peut-être parce qu'il n'y avait pas de réseau dans ce trou perdu... ce qui n'était pas surprenant. Soupirant de désespoir, Miku entreprit tout de même l'envoi d'un e-mail à Ayako-san pour ne pas qu'il s'inquiète et qu'il puisse nourrir ce maudit Pinpin... Envoyant ce message, la jeune femme espéra de tout cœur qu'il puisse se frayer un chemin une fois le réseau trouvé. Dans le cas contraire, Pinpin fera un régime non prévu et pourra grignoter ses barreaux de cage toute la nuit.

« Je t'ai dit que je m'étais achetée un lapin et qu'il ne faisait que des conneries... ? Oh attends ! J'avais mieux que ça à te dire ! Nikita m'a envoyé un mail suite à notre petite blague de la dernière fois ! »

Le second sujet était peut-être plus intéressant que le premier... Parce que le fait que Miku ait acheté un lapin tout le monde s'en foutait. Sauf peut-être ses colocataires qui devaient vivre avec cette maudite bestiole. Non, le sujet concernant Nikita était beaucoup plus amusant que la vie de ce mangeur de barreaux de Pinpin.

Voyant que le jeune homme semblait intéressé par ce qu'elle avait à lui révéler sur Nikita, Miku ne le fit pas poireauter plus longtemps. Elle regrettait seulement de ne pas avoir imprimé l'e-mail, car la version originale était toujours plus amusante qu'une retranscrite oralement avec des propos qui n'étaient pas exactement ceux employés au départ. Lui faisant signe de revenir s'asseoir, car il commençait à lui donner le tournis à faire les cents pas à la découverte du salon, la jeune femme commença à raconter sa fabuleuse histoire de l'e-mail de Nikita...

« Alors dis-toi que j'ai reçu le mail le soir même où tu l'as appelé. Je te passe la phrase introductive pour savoir si j'allais bien, ce qui ne représente même pas un dixième de l'e-mail ! Non non, elle ne m'a parlé que de toi, que tu voulais la revoir et patati et patata ! Mais néanmoins, elle s'est proposée pour me rendre service ! Souhaitant te dire que ce n'était pas normal que tu sois parti comme un voleur il y a quatre ans.... Enfin bref ! Tu te rends compte l'hypocrite ? Je ne sais pas si elle est allée au rendez-vous ou si elle a senti la supercherie. En tout cas, elle devait me tenir au courant, mais je n'ai plus rien reçu depuis ! »

Miku lui avait bien répondu, mais pas avant le lendemain. La jeune femme n'avait pu s'empêcher de pouffer de rire devant son clavier, mais elle avait gardé tout son sérieux lorsqu'elle écrivait, histoire que Nikita n'y voie que du feu... Franchement, la japonaise avait du mal à croire que c'était bel et bien elle l'instigatrice de cette mauvaise blague... Miku, tu es vraiment méchante quand tu le veux !

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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Sam 24 Sep - 13:02

Ce fut avec une moue faussement triste que Dean écouta Miku. Elle ne voulait pas le protéger ? Quelle ingrate ! Son regard se fit suppliant, tandis qu’il s’avança vers elle. S’apprêtant à lui répondre quelque chose, elle reprit la parole, lui annonçant ainsi qu’elle avait acheté un … lapin ? Les yeux légèrement écarquillé et les sourcils arqués, affichant une moue d’incompréhension, Dean mit quelques instants avant de réagir. Pourquoi un lapin ? Et pourquoi lui annonçait-elle ça ? Les lèvres légèrement pincé, notre infirmier tenta de savoir en quoi cette déclaration pouvait être intéressante pour lui, lorsque Miku reprit la parole, ce qui eu pour but de voir un grand sourire amusé s’afficher sur le visage de notre jeune homme.

Nikita. Ah cette bonne Nikita. Celle qui, alors que Dean et Miku étaient ensemble, avait tenté de s’approprié notre, alors encore jeune et futur infirmier. Les deux femmes étaient rivales, du moins du point de vu de cette blonde aux gros arguments. Car oui, Nikita avait se côté sensuel. Au lit, elle était bonne- Dean avait put tester avant de connaître Miku- mais tout s’arrêtait là. Soit. Sans perdre son sourire, notre jeune homme afficha un air bien plus intéressé qu’avant et s’approcha de la professeure, pendant que celle-ci lui indiqua, en gros, le contenu de l’email, Dean ne put s’empêcher de pouffer, attendant sagement la fin de l’histoire pour prendre à son tour la parole

« Une vraie hypocrite, comme tu dis » dit-il en souriant amusé en s’installant à côté à de Miku « Faut croire que j’ai été assez convaincant et que je sais très bien mentir pour qu’elle n’y voit que du feu. Ah, Nikita. La fameuse. A part son double D elle n’a rien pour elle. C’est fou comment on ne peut pas la prendre au sérieux. Enfin, je compte sur toi pour me tenir au courant hein. A moins que … » Dean se tu brusquement. Ne lui avait-il pas laissé son adresse email avant de la quitter ? Adresse email qu’il n’avait pas changé depuis. « Faudrait que j’aille voir mes email, peut-être qu’elle n’a pas effacé mon adresse. Peut-être aussi qu’elle m’a envoyé un message pour se plaindre que je ne sois pas venu. » Il haussa les épaules « rappelle moi d’aller voir ma boite de réception, quand on sera sorti d’ici. Ok ? »

Il esquissa un doux sourire à l’attention de Miku, lorsqu’un bruit de pas se fit entendre derrière eux. Se tournant, Dean aperçut Mio qui, grand sourire affiché sur son visage, se dirigea vers la table basse pour y mettre trois assiettes, trois bols et trois pairs de baguette. Sans un mot, mais gardant le visage radieux, elle repartit en cuisine, de laquelle émanait une douce odeur qui fit saliver notre jeune homme.

]« Je me demande bien ce qu’elle nous prépare … »

Se levant, Dean se dirigea vers la cuisine et, sous prétexte de vouloir observer le coup de main de Mio pour éventuellement pouvoir refaire un peut plus tard la même chose, il se plaça à côté d’elle. Ce qui déplu fortement à la jeune femme, qui le poussa littéralement hors de la cuisine, leur ordonnant d’aller s’assoir à table. Plutôt étonné, Dean arqua un sourcil et, haussant les épaules, se dirigea vers ladite table. Miku s’agenouilla en face de lui et ils échangèrent un coup d’œil

« Je ne vais plus bougé d’ici. Je n’ai pas envie de mourir … » chuchota-t-il à l’adresse de la jeune femme avant de sourire, amusé, espérant secrètement que Mio n’allait pas tarder de leur montrer sa préparation. L’odeur se faisait de plus en plus forte tandis que le ventre de notre infirmier criait famine. C’était de la torture, pure et dure.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Jeu 29 Sep - 18:16

Écoutant Dean parler de Nikita de manière plutôt péjorative, Miku resta silencieuse. Il n'avait pas tort, peut-être avait-elle essayé de le contacter lui pour protester contre le mauvais tour qu'il lui avait joué ?... Encore fallait-il qu'elle retrouve l'email du fameux jeune homme et que celui-ci soit resté le même depuis toutes ces années. Dans le cas contraire, la jeune femme aura fait le choix de rester silencieuse dans son trou plutôt que de recontacter Miku et de lui raconter son humiliation... Cette réaction paraissait normal, la japonaise aurait certainement fait pareil...

« Rho tu y vas un peu fort. Elle n'était pas bien méchante, juste un peu niaise et profiteuse... mais avec elle, au moins, on était certain de ne jamais s'ennuyer ! On consultera tes mails en rentrant et je te tiens au courant de mon côté si j'ai du nouveau ! OK ? »

Se sentant un peu mieux que tout à l'heure, retrouvant une vue à peu près convenable suite à l'intégration progressive de la liqueur par son corps, Miku se demanda si c'était bien la peine de passer la nuit ici. Peut-être seraient-ils en état pour repartir une fois le repas terminé ? Mais après tout, ce n'était pas elle qui conduisait donc ce n'était pas à elle de prendre cette décision... La jeune femme n'aimait pas seulement abuser de l'hospitalité des gens, mais elle n'irait pas contre l'avis de Dean.

Suivant l'infirmier du regard, ce dernier tenta une approche stratégique en direction de la cuisine avant de revenir dans la pièce après s'être fait mettre dehors par la cheftaine de service. Ce fut donc sous les rires de Miku qu'il revint s'asseoir près d'elle, visiblement heureux d'avoir pu revenir vivant de cette expédition dangereuse. Il était vrai qu'elle aussi commençait à s'impatienter. L'odeur de la préparation avait envahi toute la maison et était largement suffisante pour lui mettre l'eau à la bouche. Restait maintenant à savoir si le repas allait être à la hauteur des espérances de Dean qui semblait, bien plus qu'elle, attendre ce repas de pied ferme.

« On va peut-être avoir du Bœuf de Kobe et… »

Miku n'eut pas le temps de finir sa phrase que la porte d'entrée s'ouvrit avec grand fracas, célébrant ainsi le retour d'Akyo. Ce dernier, toujours imbibé d'alcool, pénétra à l'intérieur, sa bouteille de liqueur toujours à la main. Néanmoins, la recette ancestrale de la grand-mère en avait pris un coup, car le fameux liquide avait incroyablement diminué...

« Mioooooo. Cria-t-il. Je viens manger avec eux, j’ai encore faim ! »

Allant retrouver sa femme dans la cuisine avant que celle-ci ne le mette dehors à son tour, Akyo tenta tout de même de retrouver un peu de sa suprême, faisant des efforts pour ne pas paraitre trop bourré. Prenant place à côté des deux jeunes gens, le pauvre homme semblait pourtant bien amoché par l'alcool, tellement qu'il resta silencieux, se contentant de regarder le sol. Miku esquissa alors un sourire, se demandant comment il allait passer la nuit sans être malade comme un chien, car dans l'état où il se trouvait ce soir, le pauvre Akyo allait se réveiller demain matin avec un fort mal au crâne...

Le moment tant attendu arriva enfin, sortant Miku de ses rêveries. Mio arriva dans la salle souriante, telle une grande serveuse de restaurant, offrant à Miku et Dean le plat tant désiré. Faisant un aller-retour rapide dans la cuisine, elle donna tout de même à Akyo un bol de riz, grommelant entre ses dents que s'il désirait encore manger, il n'avait qu'à le dire avant, Mio n'ayant pas prévu son estomac d'ogre en plus des deux étrangers affamés.

Regardant son plat, Miku put ainsi découvrir une belle assiette de Chikuzen-ni, tandis que Mio retournait à ses fourneaux pour préparer le dessert... Néanmoins, la jeune professeure eut le temps de remercier son hôte qui se pliait vraiment en quatre pour eux… Miku était ainsi vraiment heureuse de voir que la gentillesse sans arrière-pensée existait encore dans ce triste monde…


« Itadakimasu ! »

Dégustant leur plat, les deux étrangers purent ainsi se restaurer. Quoi qu'il faille avoir le cœur bien accroché lorsqu'Akyo disparut de la salle, blanc comme un linge, pour aller vomir dans une pièce voisine. Les deux jeunes gens étaient d'ailleurs aux premières loges pour l'entendre aux travers des cloisons... Mio, désespérée, revint alors pour porter assistance à son époux, tandis que Miku, ne faisant pas grand cas de ce qui pouvait bien se passer à côté, continua la dégustation de son repas. Elle trouva néanmoins le temps entre, deux coups de baguettes, de demander à Dean ce qu’ils allaient faire…

« Que fait-on alors ? On reste ici pour la nuit et on repart demain ? Je me plie à ta décision, mais si on reste, il faudra trouver un moyen de les remercier... »

Sauf que c'était la faute d'Akyo, s'ils en avaient un coup dans le nez...
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Sam 1 Oct - 18:00

Un silence suivit les paroles de Miku, quant au mail de Nikita. Le regard rivé sur la table, jouant légèrement avec ses baguettes, Dean espérait que le « mais au moins avec elle on était sur de jamais s’ennuyer » n’avait rien de trop personnel. Enfin, il se cassera la tête un peu plus tard, pour l’instant. Bien que les effets de l’alcool aient commencés à diminuer, il n’avait pas encore l’esprit assez clair pour réfléchir proprement et préféra s’abstenir de parler, de peur de dire une quelconque connerie.

Ce fut un bruit – une porte qui s’ouvrait avec fracas et qui claquait avec une certaine violence dans ses gongs suivi de pas lourd et enfin un Akyo complètement éméché qui s’approchait d’eux en criant- le sorti de ses pensées. Tournant vivement la tête vers l’homme, Dean arqua un sourcil, surpris et l’observa longuement, ne sachant pas trop comment réagir face à lui. Il tourna son regard vers Miku, qui semblait tout aussi étonné, quoique légèrement amusé. Sans doute en pensant aux conséquences que pouvait avoir cet abus d’alcool. Haussant les épaules, notre infirmier adressa un petit sourire à Akyo puis reporta son attention vers la cuisine et …

Enfin ! Enfin le repas arriva ! A la vue du plat, Dean saliva encore plus qu’il n’était entrain de le faire. Une assiette de shikuzen-ni se dressa devant lui et l’odeur des légumes croquants se faisait encore plus intense. Il résista à l’envie d’attraper ses baguettes et de s’attaquer à son assiette avec la férocité d’un tigre qui n’avait plus mangé depuis une semaine. Il attendit donc patiemment que Miku eu prononcé le « itadakimasu » traditionnel, y répondit puis attrapa ses baguettes et s’attaqua au plat, savourant avec délice cet orgasme buccal …

… Qui fut gâché par une disparition rapide d’Akyo aux toilettes, toute couleur ayant disparue de son visage. Dean eu la mauvaise idée de le suivre du regard, que déjà il le voyait se pencher au dessus de la cuvette et y déverser ses tripes. Soupirant, une grimace de dégout sur le visage, il se détourna et fixa son plat, son appétit ayant disparu d’un coup. Il avait beau être infirmier, avait déjà souvent vu des choses horribles, il n’avait jamais réussi à s’habituer aux gens qui vomissaient et surtout pas à l’odeur qui allait avec. Fermant les yeux, il tenta de reprendre ses esprits et de reprendre le contrôle sur lui-même pour ne pas aller le rejoindre et déverser à son tour les shikuzen-ni. Lorsqu’en plus Mio se leva en soupirant, pour rejoindre son mari, Dean dut vraiment tout mettre en œuvre pour garder le peu de ce qu’il avait mangé dans son estomac.

Heureusement que Miku reprit la parole, réussissant à peu près à détourner Dean. Celui-ci, déglutissant légèrement, leva son regard vers la professeure et l’observa. Sa première pensée fut … comment pouvait-elle gardé son calme et continuer de manger dans cette situation ?! Mais il fit rapidement abstraction de cela, se concentrant sur ses paroles. Une fois qu’elle eu fini, il haussa les épaules et inclina légèrement la tête sur le côté

« Je te le dit franchement, je ne me sens pas vraiment en état de conduire et … qui te dit qu’on ne va pas encore se perdre plus ? » Son argument n’était pas ce qu’il y avait de meilleur, mais tant pis, la jeune femme le comprendra surement. Elle devait le comprendre. « Et tu te rappelle encore de la route ? Je veux dire, elle était plutôt étroite et sinueuse et … enfin bon, je suis pour qu’on reste ici et … qu’on réfléchisse un peu plus tard, voire demain, comment on pourrait les remercier »

Il lui adressa un petit sourire, désolé, puis osa un coup d’œil en arrière. Il aperçut Akyo qui, blanc comme un linge, était assit sur le carrelage des toilettes, se sentant visiblement très mal. Mio, elle, semblait assez dérouté, ne sachant plus vraiment comment aider son mari. Alors, inspirant profondément, puis soupirant, Dean se redressa.

« Je reviens … »

Et il mit en œuvre ses talents d’infirmier pour prêter main forte à Mio et l’aider à transporter Akyo dans leur chambre. Là, il dut à nouveau avoir l’estomac bien accroché pour nettoyer le sol de cette masse verte, brune et puante.

Une fois qu’il fut bien sûr que l’homme ait tout ce qui lui fallait, il abandonna leur hôte qui resta près de son mari et, après s’être lavé les mains, alla rejoindre à nouveau Miku. Livide et tremblant légèrement, il attrapa son verre d’eau et le vida d’une traite, avant se frissonner.

« Tu peux pas savoir à quel point je déteste ça … » Il frissonna à nouveau et inspira profondément, avant de regarder son assiette avec dégout. Son appétit avait complètement disparu maintenant et, soupirant doucement, il la poussa vers Miku « tu peux prendre ma part si tu veux … »

Il savait que, si il mangeait, ne serait-ce qu’une seule bouché, il se retrouvera en même pas deux secondes à son tour, au dessus de cuvette. Gardant le regard baissé, il se passa une main sur le visage puis dans les cheveux, tentant de reprendre un peu plus de contenance.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Ven 14 Oct - 11:50

Ecoutant religieusement Dean, la jeune femme se plia à ses exigences. Il conduisait, il ne voulait pas partir, alors ils ne partaient pas. Encore une fois, ce n'était pas Miku qui prenait le volant. De plus, tenter de se repérer et de suivre des indications en pleine nuit était plus difficile que lorsqu'un soleil radieux vous aidez à y voir clair. Alors, ils attendraient demain et puis... la cuisine de Mio était vraiment délicieuse ! Il fallait donc être fou pour ne pas vouloir regoûter à ses préparations succulentes !

« D’accord, je me range de ton côté. »

En attendant, si Miku pouvait faire parfaitement abstraction de ce qui se passait dans la pièce à côté, ce n'était malheureusement pas le cas de notre ami infirmier. Dean n'avait visiblement plus l'appétit ou du moins, il ne pouvait continuer à déguster son plat tranquillement sans aller prêter assistance à ce pauvre Akyo et à son épouse. Sa levant et se rendant dans la pièce voisine, il y resta un petit moment avant d'aller visiblement aider à coucher le pauvre homme qui avait trop bu.

Toujours assise dans le salon, Miku leva la tête, attendant bien sagement que son ami ne revienne. La jeune femme n'allait tout de même pas continuer à se remplir l'estomac alors que Dean faisait des heures supplémentaires. La japonaise pouvait certes reprocher beaucoup de choses au jeune homme, mais elle devait se rendre à l'évidence : Dean était très consciencieux. Il semblait avoir une réellement vocation et accourait toujours pour aider ceux qui en avaient besoin. C'était normal, c'était son travail, mais il y avait tellement d'hommes et de femmes travaillant dans le domaine de la santé qui remplissaient leur cahier des charges, mais qui étaient incapables d'accorder un simple sourire, un peu d'humanité aux personnes qu'ils côtoyaient. Alors, voir Dean avec un tel entrain et une telle envie d'aider son prochain était tout à son honneur.

Malheureusement pour le jeune homme plein de bonne volonté, son retour à table avec le teint pâle laissait présager que le repas était terminé pour lui. Miku ne s'était pas trompée, les quelques minutes passées dans la pièce voisine à soutenir un homme en train de vomir avait eu raison de son appétit, qui pourtant était au beau fixe avant cette épreuve. Faisant glisser sur la table son assiette à l'attention de la jeune femme, Miku leva la main pour lui faire comprendre qu'elle ne comptait pas se goinfrer à sa place.

« Non merci ! Je vais déjà tenter de finir la mienne, ce sera bien ! »

Miku n'avait pas un très gros appétit et elle ne voulait surtout pas finir comme une baleine. Sa spécialité restait néanmoins de grignoter énormément entre les repas, mangeant parfois jusqu'à six fois par jour ! Cela n'était pas non plus conseillé pour garder une ligne impeccable ! Enfin, ce n'était pas le cadet des soucis de Miku, mais elle préférait prendre quelques kilos plutôt que de se priver de nourriture, surtout à l'heure actuelle, devant une si jolie assiette...

Tentant donc de finir son plat, avant de finalement poser ses baguettes, elle regarda Dean qui était toujours un peu secoué. Même si elle était gourmande, Miku n'allait pas continuer à marger tandis que le pauvre jeune homme avait perdu tout envie de continuer le repas. D'une part, elle n'avait pas envie de le dégouter et d'autre part, ses parents lui avaient appris la politesse... ainsi, elle n'allait pas manger devant lui...

« Tu te sens bien quand même ? Tu ne vas pas être malade au moins ? »

Il ne manquerait plus que cela tient !

Écoutant sa réponse, tout en commençant à débarrasser, Miku profita de l'absence de Mio pour passer dans la cuisine et commencer à faire la vaisselle. Peine perdue, la propriétaire des lieux arriva comme par enchantement pour lui retirer l'éponge des mains. La vaisselle allait donc attendre demain, Mio étant fatiguée, comme les deux jeunes gens.

« On ne va pas se mettre à faire le ménage maintenant ! Au dodo ! Conclut Mio sans vraiment laisser le choix aux deux jeunes gens»

Cette dernière gardait visiblement sa bonne humeur malgré que son mari venait de retourner mettre la tête dans la cuvette, sauf que cette fois, il retrouva le chemin de sa chambre tout seul.
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Ven 14 Oct - 18:25

Miku ne voulait pas de son plat. Soupirant discrètement, Dean fixa son assiette qui ne semblait même pas être entamé et se dit qu’il ne pouvait pas faire ça à Mio. Elle qui avait passé pas mal de temps pour leur préparer ce repas et était tellement hospitalière. Alors, attrapant les bords de son assiette, Dean l’attira à nouveau à lui et attrapa ses baguettes. Il souleva un bout de viande et le regarda longuement, jusqu’à ce que son visage ne soit barré d’une grimace de dégout. Reposant l’aliment dans l’assiette et les baguettes à côté, notre infirmier secoua la tête. Non vraiment, il ne pouvait pas avaler quoique ce soit, sans être obligé de s’imaginer entrain de tout vomir dans la cuvette.

Alors, ce levant à son tour, il s’étira rapidement et attrapa son assiette. Au moment de se tourner vers la cuisine, il tomba nez à nez avec Mio qui le regardait lui, puis son plat, faisant la moue. Dean s’empressa de s’excuser platement, mais rapidement le visage de la femme s’adoucit à nouveau et, lui tapotant légèrement la joue, elle lui fit comprendre que ce n’était pas grave et se détourna vers la cuisine, laissant Dean debout derrière elle. Celui-ci la regarda et commença à se sentir vraiment mal vis-à-vis de Mio –qui d’ailleurs était presque entrain d’engueuler Miku pour qu’elle arrête de faire la vaisselle. Mio la poussa dehors et, d’un ton qui ne laissait guère le choix à nos jeunes gens, leur fit comprendre qu’ils allaient devoir dormir (ou du moins dégager le salon). Dean, échangeant un coup d’œil discret avec la professeure, s’empressa de suivre la chef des lieux.

Elle leur montra où ils allaient pouvoir passer la nuit et leur prépara un futon deux places. D’une armoire elle sortie deux coussins et une grande couverture, les plaça sur le lit et se tourna vers Miku et Dean, leur demandant s’ils avaient encore besoin de quelque chose. L’infirmier et la prof s’empressèrent de secouer la tête, faisant comprendre qu’il ne leur manquait rien et, souriant et s’inclinant, Mio sortie de la chambre et referma la porte coulissante, juste à temps avant de voir Akyo courir vers les toilettes.

Soupirant, Dean se passa les deux mains dans les cheveux, les yeux fermés. Il prit deux profondes inspirations puis rouvrit les yeux et se tourna vers Miku. Un demi-sourire étira ses lèvres, tandis qu’il haussa les épaules, tentant de trouver les mots adéquats.

« Marrant, pas vrai ? » dit-il finalement, avec une once d’ironie dans la voix, en laissant retomber ses bras [b]« On était parti pour une simple sortie entre collègue, voir une exposition de céramique et grâce à notre grand sens de l’orientation … nous voilà dans un village inconnu, recueilli par une charmante femme et m’obligeant à faire preuve de mes talents d’infirmiers »

Dean ne put s’empêcher de rigoler doucement et, enfouillant ses mains dans les poches de son jeans, il baissa le regard vers le futon, une moue de réflexion naissant sur son visage.

« Je pense qu’on n’a plus le choix » Son regard alla à nouveau vers Miku et, souriant un peu plus franchement, il la regarda tendrement « on trouvera bien un moyen de la remercier, à tête reposer. T’es d’accord ? »

Restait maintenant encore la question : comment allaient-ils dormir ? Dean, lui, avait l’habitude de dormir en caleçon. Mais qu’en était-il de Miku ? Ce n’était sans doute pas dans ses habitudes quotidiennes de dormir aux côtés d’un jeune homme à moitié nu. M’enfin. Notre infirmier garda sa question de côté, décidant de la poser en temps venu.
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Dim 23 Oct - 12:19

Miku n'eut malheureusement pas le courage de s'opposer à Mio et lui rendit l'éponge sans rechigner davantage, heureuse au fond d'elle-même de ne pas avoir à finalement faire la vaisselle. Suivant la maîtresse de maison, les deux jeunes gens purent ainsi découvrir la chambre qu'ils allaient devoir partager pour la nuit, ainsi que la salle de bain commune qu'ils pouvaient utiliser le soir ou le matin. À l'image du reste de la maison, la pièce que Mio venait rapidement d'aménager pour les deux jeunes gens, conservait également un aspect traditionnel, avec toujours de jolies décorations, notamment des estampes. Cette maison était peut-être un héritage dont la décoration n'avait pas évolué au fil des années, ou bien alors les propriétaires étaient très vieux jeu, chose qui n'apparaissait pas aux premiers abords lorsqu'on les regardait.

Mio les abandonna alors, fermant la porte, tandis que les pas d'Akyo résonnèrent dans le couloir. Ce dernier semblait de nouveau pressé pour des raisons que la japonaise imaginait bien. En attendant, Dean avait retrouvé des couleurs, se sentant visiblement mieux que tout à l'heure. Se tournant vers elle, le jeune homme lui desservit une conclusion de la journée on ne peut plus juste... À l'origine n'étaient-ils pas partis voir une simple exposition de céramiques ? Chose difficile à croire lorsqu'on les voyait maintenant...


« S'il n'y avait pas eu d'accident, on ne se serait pas perdu... Donc ce n'est pas de notre faute ! Conclut-elle en haussant les épaules. Par contre, on aurait peut-être dû préciser que nous ne sommes que des collègues, car il me semble qu'il y a eu un amalgame...»

Pour être un amalgame, le futon deux places était un sacré amalgame... Bon, peut-être que Mio n'avait que celui-là en réserve après tout... mais Miku penchait plus pour l'option "ils ont l'air d'être un petit couple ces deux-là". Enfin, ce n’était pas si grave. Quant aux remerciements, ils y réfléchiraient demain à tête reposée comme le proposait l'infirmier... La nuit portait conseil, alors autant en profiter.

« Je vais faire un tour dans la salle de bain, je reviens ! »

Par contre, pas question de se coucher sans au moins s'être lavée les dents ! La japonaise avait horreur de cela ! Pénétrant dans la pièce prévue pour le soin du corps, Miku dut faire des pieds et des mains pour trouver une brosse à dents neuve. D'une part, la jeune femme avait l'impression de fouiller dans les affaires de ses hôtes et cela la gêner un peu, puis d'autre part, c'était incroyable le bordel que l'on pouvait trouver dans ces placards ! Heureusement pour la jeune femme, sa quête ne fut pas vaine et la précieuse brosse à dents lui apparut comme par enchantement derrière une pile de serviettes. C'était mieux comme cela, car Miku ne se voyait pas retourner déranger Mio, alors qu'elle leur avait bien demandé s'ils n'avaient besoin de rien de plus.

Puis pendant qu’elle se lavait les dents, Miku réalisa subitement qu'elle allait devoir partager le même lit que Dean. Cela ne l'avait pas perturbé plus que cela lorsque Mio avait sorti le futon, mais maintenant qu'elle y songeait, cette situation devenait embarrassante. Bon, ce n'était pas comme si elle n'avait jamais dormi avec lui, même si cela avait toujours été de manière chaste, mais la situation était un peu différente aujourd'hui. Haussant les épaules, trop fatiguée pour réfléchir à ce qui était politiquement correct ou non, ils feraient au plus simple et puis voilà. Si Miku ne voulait pas déranger Mio pour une simple brosse à dent, c'était également le cas pour le futon, chose qu'elle aurait pu lui dire bien avant. Alors, il ne fallait pas abuser...

Retournant dans la chambre, la jeune professeure ôta tout de même les quelques bijoux qu’elle avait sur elle, ses chaussures et éteignit son téléphone portable avant de se diriger vers le futon, ne prêtant pas plus d’attention que cela à ce que Dean faisait.


« Je dors à gauche, je ne te laisse pas le choix ! »

Prenant position sur le futon, la jeune femme prévoyait donc de conserver ses habits pour passer la nuit. Elle n’allait pas non s’amuser à s’exhiber, car là, ça deviendrait vraiment gênant.

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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Dim 23 Oct - 15:08

La première remarque de Miku eu pour effet de mettre notre jeune homme quelque peu mal à l’aise. Il est vrai qu’ils auraient pu dire qu’ils n’étaient que collègue. Mais à vrai dire, Dean n’avait pas envie de se plaindre, d’autant que lui, ça ne le dérangeait pas de dormir avec Miku, mais ça, c’était une autre histoire. Ainsi donc, ne sachant pas trop quoi répondre, il préféra se taire et se contenta d’hausser les épaules, alors que la jeune femme parti à la salle de bain. Dean la suivit du regard, ne pouvant s’empêcher de sourire doucement. Alala ces femmes, toujours entrain de devoir se bichonner, même avant d’aller dormir.

Mais soit. Dean, quant à lui, attendit patiemment que Miku soit revenue et qu’elle lui dise qu’elle dormira sur le côté gauche, avant de ne décider quoique ce soit. Sans réfléchir d’avantage, il défit sa chemise et l’accrocha sur une chaise. Si déjà il n’avait pas envie de dormir nu ou en caleçon par simple pudeur vis-à-vis de la jeune femme, elle n’allait pas pouvoir lui interdire de vouloir se mettre à l’aise et pouvoir respirer plus naturellement. D’autant qu’il n’avait pas franchement envie de froissé sa chemise. Puis, après avoir attendit que Miku se soit couchée et enroulé dans la couverture, Dean déboucla sa ceinture et ouvrit son pantalon. Il se dirigea ensuite vers la porte, s’immobilisa quelques puis éteignit la lumière et se dirigea d’un pas peu sûr vers le futon. Une fois que sont pied eu cogné dans le matelas, il prit place dessus et tira la couverture jusqu’à la taille.

« Bonne nuit Miku » dit-il doucement

En fermant les yeux, il remarqua avec un certain étonnement, qu’il pouvait sentir les vêtements de Miku lui chatouiller le dos. Bizarre, car il presque au bord. Ou alors ce futon n’était pas réellement un deux places mais plus un une place ½. Enfin ce n’était pas un souci. Du moins pour lui.

Et pourtant cette nuit n’était pas de tout repos. Au beau milieu de la nuit, il devait être 3h par là, il fut réveiller pas un bruit de grognement et resta allonger, les yeux ouverts et les sens en alertes jusqu’à remarqué que ce bruit venait de son ventre vide depuis plus de 10h. Ne pas manger le soir c’était l’horreur. Plus jamais. Se recroquevillant sur lui-même, il tenta de calmer son estomac, en vain. Tirailler entre l’envie de se lever et dévaliser le frigo de Mio et Akyo et le fait moral qui le lui interdisait, Dean resta allongé sur le futon, tourner vers Miku, attendant le sommeil le gagne à nouveau.

[pour ta réponse, tu peux inclure leur réveil et jouer un peu Dean, au besoin ^^]
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Miku Takada
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Sam 5 Nov - 12:14

Spoiler:
 

La lumière éteinte, le traditionnel « bonne nuit » échangé, Miku ferma les yeux, tentant de s'endormir. Ce n'était pas toujours chose facile lorsque l'on ne se trouvait pas chez-soi, dans son lit ou son propre futon. Néanmoins, la fatigue était bien là et la jeune femme réussirait sans trop mal à s'endormir après avoir compté quelques moutons. Seulement, la lumière du radio réveil, fort mal placé à l'autre bout de la pièce, l'irritait fortement... Une chose que la jeune femme détestait bien était que l'on perturbe l'obscurité lorsqu'elle voulait dormir... Petite déjà, la japonaise ne supportait pas les veilleuses, alors qu'elles étaient là pour rassurer l'enfant qui avait peur du noir...

Dean, quant à lui, était inerte. Dormait-il déjà ? Elle n'en savait rien et dans le doute que celui-ci soit déjà loin dans les bras de Morphée, elle retint sa blague visant à lui demander s'il ronflait... Se tournant, faisant maintenant face au plafond, les yeux grands ouverts, la jeune femme se mit à penser à tout et n'importe quoi, allant des copies à corriger, en passant par l'exposition de céramiques, jusqu'à savoir ce qu'allaient dire leurs collèges s'ils les voyaient rentrer tous les deux demain matin après une nuit d'absence... Les ragots iraient certainement bon train, c'était chose courante à Ginkgo... Et puis finalement, Miku arrêta de penser et s'endormit.

Elle rêva alors, de choses et d'autres dont elle ne se souvenait plus à son réveil au milieu de la nuit. En attendant, c'était les nouveaux vomissements d'Akyo qui l'avaient tiré de son sommeil... Fichtre, ne pouvait-il pas dormir et vomir uniquement le lendemain ? Les rares fois où Miku avait dépassé la limite acceptable par son corps, elle avait gardé ce moment de solitude devant la cuvette pour le lendemain matin, laissant ainsi dormir les personnes partageant son toit. Puis elle entendit le ventre de Dean gargouiller. Cela eut le mérite de la faire glousser bêtement. Le jeune homme semblait toujours dormir malgré l'envie visible de manger. Le pauvre, lui qui était affamé hier soir n'avait finalement pas pu toucher à son assiette. En attendant, Miku allait arrêter immédiatement de penser à cela si elle ne voulait pas, elle aussi, être prise par l'envie de manger un truc ou deux... Peine perdue, la japonaise commença à spéculer, se demandant si elle n'avait pas dans son sac encore un paquet ou deux de gâteaux en cas de petit creux... Fermant les yeux, la demoiselle imagina de nouveau un troupeau de moutons sautant une barrière pour éloigner loin d'elle, très loin d'elle, cette envie de vérifier son sac et d'en sortir le possible paquet de gâteau qu'il pouvait contenir. Soupirant doucement, elle entendit alors Dean se retourner. Etait-il réveillé ? Si ce n'était pas le cas, il avait le sommeil agité, les bruits émanant de son ventre étant tout désignés comme les coupables... Tentant donc une nouvelle fois de dormir, ne pensant ni à la nourriture, ni à ce fichu radio réveil à l'autre bout de la pièce, Miku retourna dans les bras de Morphée au bout de quelques minutes.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux la fois suivante, le soleil inondait la pièce, les volets étant restés ouverts. N'ayant pas vraiment d'idée de l'heure qu'il était le réveil étant toujours fichtrement mal placé, Miku s'étira avant de se souvenir qu'elle partageait cette chambre avec l'infirmier. Dormait-il toujours ? La tête emmitouflée dans les couvertures, elle était incapable de le dire, alors pour vérifier, ou pour le réveiller, la jeune femme attrapa son oreille avant de lui assigner un coup sur la tête. Elle avait bien sûr modéré sa force, ne voulant pas non plus trop l'effrayer de bon matin...

« Tu es réveillé ? demanda-t-elle aussi innocemment que possible. »
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Dean Onwara
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MessageSujet: Re: [DONE] Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur est qu'il tue ses élèves [MIKU]   Sam 5 Nov - 14:47

Spoiler:
 

Qui dort, dine, dit-on. Sauf que quand on à pas diner, on ne dort pas. Dean en était la preuve vivante. Il se tournait, se retournait et se retournait à nouveau, soupirant mainte fois. Il s’était même redresser et assit sur le futon, se passant les mains sur le visage. Rien à faire. A croire que Morphée ne voulait pas de lui. Enfin, il n’allait pas non plus se lever et déranger tout le monde. Ainsi donc il se recoucha, lança un rapide coup d’œil au radio réveil qui affichait 5h30 puis referma les yeux. Et enfin, le sommeil le submergea et Dean tomba dans le monde des rêves.
Ah, qu’est-ce que ce serait bien ! Mais non. Après avoir dormis 5 minutes –du moins c’est ce qui lui semblait- il se réveilla en sursaut après s’être prit un coussin en pleine figure. D’un mouvement brusque il attrapa le coussin, se redressa vivement, réprimant un cri de surprise, et envoya l’objet valser contre le mur. Dean le fixa avec rage, comme si c’était la faute au coussin et que c’était lui qui lui avait sauté dessus, avant d’entendre la voix innocente de Miku. Arquant un sourcil, l’infirmier se tourna vers elle et la fixa quelques instants, clignant des yeux. Alors comme ça c’était elle la fautive … Il aurait put s’en douter quand même. Soupirant, il secoua la tête et, tandis qu’un demi sourire naissait sur ses lèvres, il se passa une main dans ses cheveux complètement ébouriffer et tenta, en vint d’y mettre un peu d’ordre.

« Je suis réveiller physiquement, mais mon esprit est encore endormis … » déclara-t-il finalement en tant que réponse à la question de la jeune femme.

Encore à moitié endormi, il bailla et s’étira avant de se masser légèrement la nuque et enlever la couverture qui le recouvrait avant de se relever. Quelque peu tremblant sur les jambes, il s’étira à nouveau, boucla sa ceinture et se dirigea d’un pas peu sûr vers la chaise sur laquelle était étendu sa chemise et son t-shirt. Il enfila le tout puis se tourna vers Miku, la fixa quelques instants, sourit doucement, puis se dirigea vers la porte.

« Je reviens » dit-il simplement en sortant de la chambre.

Après avoir refermé la porte derrière lui, Dean s’immobilisa quelques instants, regarda autour de lui, puis se dirigea vers la salle de bain. Il entra, laissa la porte tombé dans ses gongs, se dirigea vers le lavabo et se regarda dans la glace en soupirant. Sa tête était horrible. Les cheveux allaient dans tous les sens et des cernes se dessinaient sous ses yeux. Avec cela il commençait à ressentir une douleur annonciatrice d’une migraine, chose qui lui arrivait souvent après une nuit agitée et sans sommeil. Peut-être que Mio aurait des comprimés adéquats ? Enfin. Il ouvrit l’eau, la laissa couler dans es mains puis se les passa sur le visage, se rafraichissant un peu, même si cela ne servait en rien contre son mal de crâne grandissant. Soupirant, il éteint l’eau et ferma les yeux, ses mains agrippant les bords du lavabo. Serait-il réellement en état de conduire ? Hachioji et le lycée était surement assez loin de ce village. Il redressa le regard vers le miroir et prit une profonde inspiration. Il pourrait éventuellement demander à Miku de conduire … même si l’idée que quelqu’un d’autre que lui place au volant de sa merveille, surtout une femme. Mais il réfléchira à cela une fois l’estomac remplis.

Se détournant de son image, Dean se dirigea vers la sortie et ouvrit la porte, se retrouvant nez à nez avec Mio qui lui expliqua que le petit déjeuné était servi. Notre jeune homme répondit à son sourire et lui dit qu’il allait prévenir Miku. Sifflotant joyeusement, Mio acquiesça et parti vers le salon. Dean quant à lui, se dirigea vers la chambre qu’il avait partagée avec la professeure et, après avoir toquer, ouvrit la porte. En entrant, il l’aperçu debout au centre de la pièce entrain de regarder ou attendre
il-ne-savait-quoi.

« Tu viens ? » Demanda-t-il « Le petit déjeuner est servi »
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